Glyphosate : le vrai coût de l’interdiction

glyphosateAlors que la Commission européenne va lancer le 20 juillet prochain les dernières négociations avec les Etats membres visant à la ré-homologation du glyphosate pour 10 ans, les ONG utilisent tout leur arsenal pour bloquer le dossier : pétitions, campagnes presse,  utilisation d’avis de scientifiques supposés neutres… En la matière, la palme revient à Christophe Portier, auteur  d’une lettre ouverte adressée au président de la Commission européenne, dans laquelle il affirme avoir eu accès aux données des études confidentielles sur le glyphosate,  mettant en évidence plusieurs cas de cancer dus au glyphosate, et qui n’ont pas été pris en compte par les agences d’expertise européennes. Ce même Christopher Portier, connu pour avoir été employé par une ONG antipesticides américaine – l’Environmental Defense Fund! Certains ont été condamnés par le tribunal médiatique pour moins que ça…

Un aspect très prosaïque manquait cependant au débat : le coût économique d’une éventuelle interdiction du glyphosate. Car pour l’instant, au grand désespoir de Nicolas Hulot, il n’y a pas pas d’alternative à cette molécule.  La Fondation Concorde s’est attelée à cette question. Dans une étude publiée hier, elle donne des chiffres précis : « l’interdiction de cette molécule coûterait 976 millions d’euros au secteur agricole, en prenant en compte uniquement les coûts directs et chiffrables ». Quant aux conséquences pour la SNCF, grand consommateur de glyphosate : « Cette interdiction entrainerait une multiplication par 16 ou 17 des coûts d’entretien des voies [..], passant de 30 millions d’euros à près de 500 millions d’euros ». Alors que la France cherche par tous les moyens de réduire ses déficits, peut-elle se permettre une telle interdiction? La réponse est clairement non.

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Commentaires
  1. Visor
  2. Astre Noir
    • Seppi

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