Léa Nature fait peur et… du beurre sur le dos des enfants

Depuis deux ans, Alerte-environnement vous alerte (voir ici et ) sur l’étrange mélange des genres auquel se prête le très prospère (le bio, cela rapporte, et pas qu’un peu !) groupe Léa Nature qui a reversé en 2015 un million d’euros à des organisations comme Générations Futures, une association anti-pesticides grande pourvoyeuse de pseudo « enquêtes » régulières dénigrant l’agriculture conventionnelle et par contrecoup valorisant le bio… ce qui arrange les affaires de Léa Nature vu que cette entreprise ne propose justement que du bio ! (Ne comptez pas sur Générations futures pour chercher des résidus de pesticides bio dans ses pseudos études. Silence radio sur le cuivre et sur le souffre pourtant largement utilisés en agriculture bio. Il ne faudrait pas se fâcher avec un si généreux sponsor…).

Léa Nature, dont la fondation lance une grande campagne publicitaire (comme par exemple dans Le Monde du 20 juin, où un enfant grimé en avocat est instrumentalisé – cela devient une habitude). « Moi si j’étais grande, je plaiderais pour l’interdiction des perturbateurs endocriniens qui nuisent à notre santé. Et vous ? » nous dit-il. Pourquoi pas « Moi si j’étais grande, je plaiderais pour l’interdiction de la guerre et des famines. Et vous ? » pendant qu’on y est ? C’est lourd, comme à chaque fois qu’une grande entreprise prétend agir de façon désintéressée et joue aux lanceurs d’alerte…

Capture d’écran 2017-06-20 à 08.49.11

C’est aussi hypocrite car cela sous-entend que les perturbateurs endocriniens sont cantonnés à l’agriculture conventionnelle alors que l’agriculture bio a recours à des pesticides qui en contiennent également. Ainsi, l’huile de neem, phyto d’origine naturelle utilisé pour tuer les pucerons, est un perturbateur endocrinien dont se servent les professionnels du bio. Une incohérence que nous avons maintes fois souligné sur ce blog. L’obsession anti-pesticides en vient à aveugler sur les priorités en matière de perturbateurs endocriniens. Pourquoi ne parle-t-on pas plus de la pilule féminine, 1er perturbateur endocrinien et  polluant certain de nos eaux potables ! Aucune mention des médicaments contre le cancer. Il est beaucoup plus simple d’attaquer le bisphénol A, les phtalates, les parabènes et les pesticides de synthèse. Pesticides dont les professionnels du bio usent et abusent en toute légalité. Bref, de l’écologiquement correct à l’état pur. A vomir, comme dirait l’autre…

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