Faucheurs : l’amicale des délinquants parade…

amicale des délinquants

alors qu’ils auraient dû être sévèrement condamnés si nous vivions encore dans un Etat de droit. Rappelez-vous, sur les 300 personnes qui avaient saccagé en 1997 un champ expérimental de colza transgénique (c’est-à-dire amélioré, plus résistant) situé à Saint-Georges-d’Espéranche (Isère), seules trois d’entre elles avaient dû répondre de leur méfait. C’était en 2004 : le 21 mai, le tribunal correctionnel de Vienne les avait condamnés chacun à… 600 malheureux euros d’amende ainsi que 4 000 euros (à eux trois) de dommages et intérêts à verser à la société Monsanto qui effectuait les tests sur la parcelle. Une paille pour cette « détérioration grave du bien d’autrui » au vu des dommages subis. Le reste des extrémistes qui avaient fauché le champ (une première) n’avait pas été inquiété. Les 3 délinquants avaient finalement interjeté appel de la décision du tribunal et, le 26 octobre 2005, la cour d’appel de Grenoble avait « constaté l’extinction de l’action publique et pénale par l’effet de la loi d’amnistie du 6 août 2002 » (sic), ne sanctionnant du coup les trois inculpés par aucune condamnation pénale. Quant à l’entreprise Monsanto, elle s’était vue déboutée de ses prétentions en dommages et intérêts. Un jugement qui allait donner des ailes aux extrémistes et les inciter à détruire de nouvelles parcelles. Un arrêt qui leur permet aujourd’hui de se rassembler pour commémorer les vingt ans de leur méfait. Dommage que ces délinquants n’aient pas eu le courage de rencontrer l’agriculteur qui a vu son champ saccagé. Son fils, qui a repris l’exploitation, avait également vu son champ de tournesol (cette fois-ci non-OGM) détruit en juillet 2011…

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Commentaires
  1. Alzine

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