Hulot à l’environnement : Royal Bis ?

hulotrtlPourquoi Nicolas Hulot a-t-il accepté sa nomination comme ministre de « la transition écologique » ? Pascal Canfin, directeur général du WWF et proche du ministre a apporté hier quelques éléments de réponses sur France Inter : Nicolas Hulot « avait posé quelques conditions. La première était d’être ministre d’État. Qu’est-ce qu’un ministre d’État ? C’est un ministre qui a un périmètre, celui de la transition écologique et solidaire avec les transports, la mer, et d’autres sujets thématiques, l’énergie bien sûr… mais c’est un ministre qui va aller sur tous les sujets qui le concernent et donc qui va aussi avoir des compétences, avoir son mot à dire sur l’agriculture, sur l’industrie, sur la fiscalité. »

En clair, le risque pour les mois qui suivent est de se retrouver avec la même situation que dans le gouvernement précédent : un ministre de l’environnement omni-présent dans les media, imposant ses vues, en particulier sur les sujets agricoles et un ministre de l’agriculture complètement effacé. Reste à savoir comment Jacques Mézard va résister aux fortes pressions de son homologue ministre d’état. On a eu quelques éléments de réponse hier lors de son intervention pleine d’humour au cours d’une session de l’Assemblée permanente des Chambres d’agriculture (APCA) :  « Si j’ai accepté cette nomination, que je n’ai pas sollicitée, ni aucune autre, c’est parce que je suis l’homme de nos territoires. J’y ai travaillé 38 ans comme avocat. Je sais quelles joies et quelles difficultés il y a à exercer ce métier d’agriculteur. Je sais ce qu’est une Safer, un broutard et un rat taupier, et non un « rateau-pied » comme ils disent à Paris ! »

La suite est relatée par Le Parisien :  Mais ce qui a le plus amusé l’assemblée, c’est la partie du discours dédiée au ministre de la Transition Ecologique. « Je me suis entretenu ce matin avec Nicolas Hulot », commence le ministre, avant de s’interrompre par une sorte de grognement indéfinissable mais visiblement moqueur. Hilarité de la salle. Sourire de Jacques Mézard, qui reprend, mi-sérieux mi-taquin : «Non, ce n’est pas lui qui me fait rire. C’est que je n’ai pas une réputation extrêmement écologiste… Mais je sais que nous allons pouvoir travailler ensemble, il n’y aura pas d’a priori. C’est un homme intelligent, de dialogue. De temps en temps, on s’engueulera. Il paraît que j’ai mauvais caractère, vous vous en rendrez compte.»

 

 

 

 

 

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Commentaires
  1. Visor
    • douar
      • Visor
  2. un physicien
  3. Zygomar
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