Une experte (très) orientée à la Fondation Hulot…

Amandine Lebreton est ingénieur agronome, elle est diplômée de l’Ecole Nationale Supérieur d’Agronomie de Toulouse et, depuis octobre 2016, directrice du Pôle Scientifique et technique de la Fondation Nicolas Hulot après en avoir été la responsable Agriculture / Alimentation pendant 9 ans. C’est comme « experte » qu’elle prévoit d’intervenir lundi 15 mai à 13h sur Facebook pour parler « mode de production » ou « alternatives » :



Loin de nous l’idée de remettre en cause les compétences de la dame, juste son objectivité. Il n’y a qu’à voir son compte Twitter. Elle y épingle ce gazouillement qui date du 16 août 2016 :

Tant pis si, depuis, la Cour de cassation confirme un arrêt de la cour d’appel de Paris du 15 avril 2015 qui innocente le Gaucho. Continuer à prétendre que les mortalités massives d’abeilles sont principalement dues aux pesticides agricoles n’est rien d’autre que de la désinformation quand on sait que, selon le bilan 2015 du dispositif de surveillance mis en place par les autorités françaises :

– 195 alertes ont été recensées dont 40% concernent les maladies (le Varoa, une bactérie appelée « la loque américaine » ou Nosema ceranae).
– Les mauvaises pratiques apicoles arrivent en 2ème position avec 1 cas de mortalité sur 7.
– Surtout les autorités soulignent spécialement le mauvais usage par certains apiculteurs d’insecticides vétérinaires comme le fluvalinate ou l’usage de produit interdit comme le coumaphos.

Autre exemple de tweet très subjectif relayé par Amandine Lebreton :

Si on ne clique pas pour lire l’article du Monde, on se dit que c’est la débandade, qu’il n’est plus possible de produire du champagne de qualité en France à cause du réchauffement climatique et que Taittinger quitte (« migrent ») notre contrée pour des latitudes plus favorables. Sauf que l’article ne dit pas du tout cela :

En France, la Maison Taittinger possède 288 des 35 000 hectares de vignobles dotés de l’appellation champagne, et produit six millions de bouteilles chaque année. Elle n’est donc pas pressée. Pour elle, l’Angleterre représente autant un objectif économique qu’une stratégie d’adaptation au changement climatique. « Nous allons observer, dans un premier temps. Nous ne voulons pas nous enfermer dans des certitudes, avance Damien Le Sueur, directeur général de Taittinger. Ici, ils font surtout des millésimés. Nous, nous voulons pouvoir produire des vins de réserve, pourquoi pas des vins tranquilles. »

Bref, les relais d’informations et les interprétations d’Amandine Lebreton semblent pour le moins sélectifs, pour ne pas dire biaisés. Être ingénieur n’empêche pas d’être militante, le fait de travailler pour la Fondation Nicolas Hulot suffit déjà à le démontrer.

Autre problème, Amandine Lebreton n’est pas réputée être une femme de terrain et semble davantage au service des intérêts d’ONG parisiano-parisiennes que des agriculteurs. C’est pourtant le coeur du métier d’ingénieur agronome… quand il est sur le terrain.

Rien à voir avec un Facebook live de 20 minutes et à coup sûr militant !

On espère toutefois que cette représentante de la Fondation Hulot en profitera pour souligner les efforts considérables du monde agricole et qu’elle cessera de lancer des incantations et d’ouvrir des portes ouvertes : ainsi, la mise en place de la confusion sexuelle chez les parasites existe depuis des dizaines d’années en arboriculture et dans les vignes de France, idem pour les cultures associées que les ONG semblent découvrir… Il est temps de valoriser ces méthodes déjà anciennes que le monde écolo ignorait jusqu’alors.

Aidez la Fondation Hulot à reprendre contact avec la réalité chers lecteurs, participez vous aussi au Facebook live de lundi, 13h, avec Amandine Lebreton. N’hésitez pas à lui demander au passage si prendre l’hélicoptère pour se rendre chez son antiquaire préféré dans les Cotes d’Armor comme l’a fait plusieurs fois son hélicologiste de patron, c’est bon pour la planète.

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Commentaires
  1. douar
  2. Albatros
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  3. Visor
  4. dany