Glyphosate : Ségolène Royal n’aime pas les études scientifiques mais préfère « Le Monde »

glyphosate

Ségolène Royal est décidément stupéfiante. Pour justifier son opposition au glyphosate, notre ministre s’appuie sur un article de presse… du journal Le Monde. Et elle l’écrit noir sur blanc dans un communiqué ! Pourtant l’avis du Comité de l’évaluation des risques (CER) de l’Agence européenne des produits chimiques (l’ECHA) publié le 15 mars dernier est formel : d’après toutes les études publiées et les données des fabricants, le glyphosate n’est pas cancérigène. « Les preuves scientifiques disponibles ne répondaient pas aux critères pour classer le glyphosate comme cancérogène, mutagène ou toxique pour la reproduction » explique l’ECHA dans un communiqué. La version définitive de l’avis devrait être rendue « avant l’été », ce qui donnera six mois à la Commission européenne pour statuer sur la réhomologation du glyphosate, actuellement en sursis jusqu’en décembre 2017. Déjà, en mai 2016, la Réunion conjointe FAO/OMS sur les résidus de pesticides (JMPR) avait estimé, à partir des différentes études publiées, que le glyphosate est « peu susceptible d’être cancérogène via l’alimentation ». En février de la même année, l’Agence nationale de sécurité alimentaire (Anses) avait analysé les rapports du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC, une agence de l’OMS, qui jugeait le glyphosate comme « cancérogène probable chez l’homme » au même titre que la viande rouge) et de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa, qui à partir des études publiées dont celles du CIRC et des données des fabricants, estimait la cancérogénicité de l’herbicide « improbable »). Elle avait conclu que le « niveau de preuve » du caractère cancérigène du glyphosate est « relativement limité » chez l’animal et l’homme. Bref, toutes ces évaluations et particulièrement l’avis du CER de l’ECHA ouvrent la voie à une réhomologation de ce phyto en Europe. Il ne reste plus que Ségolène Royal pour appeler ses homologues européens à « continuer à s’opposer à la réapprobation de la substance ». On ne sait pas au nom de quoi mais nous commençons à être habitués en ces temps de recul de la culture scientifique dans notre pays… Du côté des associations écologistes, les accusations frôlent le complotisme mais aucun fait ne vient étayer les doutes émis par ce qu’il faut bien appeler des lobbies sur le travail d’institutions pourtant reconnues pour leur indépendance et le sérieux de leur travail.

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Commentaires
  1. cdc
    • Raoul-Hugues
      • Zygomar
  2. yvesdemars
  3. dany
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      • dany
  4. Zygomar

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