Polluants chez les femmes enceintes : quand Générations Futures abuse carrément

Lundi dernier, dans le cadre de la cohorte Elfe («Étude Longitudinale Française depuis l’Enfance»), à laquelle participent 18.000 enfants nés en métropole en 2011 (soit un enfant sur 50 nés cette année-là), une équipe de Santé publique France a rendu public ses premiers résultats portant sur l’exposition des femmes enceintes par les polluants de l’environnement. Malgré quelques erreurs de compréhension, Le Figaro en fait une recension tout à fait rassurante notamment sur le bisphénol A : « Les niveaux mesurés de ce perturbateur endocrinien utilisé depuis cinquante ans, notamment pour la fabrication de plastiques (emballages alimentaires, revêtements), sont cependant inférieurs à ceux obtenus par des études antérieures. »

Concernant les autres polluants :

« Autres polluants recherchés: les pyréthrinoïdes, qui ont été retrouvés chez toutes les femmes. L’imprégnation des femmes est liée à l’utilisation domestique de pesticide (antipoux…), de la consommation de tabac et d’alcool et de la présence de certaines cultures agricoles. Les pesticides organochlorés et organophosphorés ont été retrouvés chez respectivement une mère sur dix et une mère sur deux. «Ces pesticides ont été interdits dans les années 1980, ils ont peu à peu été remplacés par les pyréthrinoïdes, de même que le plomb», explique Clémentine Dereumeaux, en soulignant l’importance des réglementations de ces substances. »
Note d’Alerte environnement : le plomb n’a jamais été un pesticide, c’était le super… (carburant).

 

« Les autres pesticides ont été très rarement retrouvés à des seuils mesurables: moins de 1 % des échantillons contenaient du glyphosate (connu par la marque Roundup), de l’atragine ou leurs dérivés, tandis qu’une mère sur cinq était positive au propoxur (marque Baygon) et à ses métabolites. »
Note d’Alerte environnement : soit 99% des femmes n’ayant pas de traces mesurables de glyphosate.

En clair, les pesticides agricoles ne représentent quasiment rien par rapport aux autres polluants détectés, ce qui n’empêche pas Générations Futures, chantre de l’agriculture anti-phytos de tweeter :

Pour rappel, les pseudos-enquêtes de Générations Futures ne cessent de jouer sur les peurs du public en alléguant une « imprégnation » de nos organismes par les produits phytos. En l’occurrence, cette étude scientifique dit quasiment tout le contraire. Monsieur Veillerette, la science dément donc vos enquêtes d’exposition.

 

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