Le lobby bio en action

Deux affaires récentes viennent jeter le trouble chez les producteurs :

– La cour d’appel de Paris vient de condamner l’Association nationale pommes poires (ANPP) à verser 5 000 euros à Greenpeace France qu’elle accusait de « dénigrement », et en la déboutant de sa demande de dommages et intérêts. Rappel du Monde « Le contentieux portait sur un rapport publié à la mi-juin 2015 par Greenpeace dans le cadre de sa campagne « Course zéro pesticide » et intitulé : « Pommes empoisonnées : mettre fin à la contamination des vergers par les pesticides grâce à l’agriculture écologique ». Estimant ce titre dénigrant et préjudiciable au développement de la consommation du produit pomme qu’elle défend, l’ANPP avait assigné l’ONG en référé – une procédure d’urgence – quelques jours après la publication du document. Elle exigeait qu’il soit renommé sans la mention « pommes empoisonnées » et réclamait 50 000 euros de dommages et intérêts pour préjudice moral. »

La filière de la banane antillaise, qui a lancé au salon de l’Agriculture une campagne de communication où elle se présente comme « mieux que bio », a été condamnée à retirer cette campagne. [..]L’UGPban a été enjointe de cesser sa campagne de communication dès jeudi, sous peine d’avoir à payer 50.000 euros par infraction et par jour, ce qu’elle avait commencé à faire jeudi. « Se référer au bio en brouillant les repères comme le fait l’UGPBan n’est pas acceptable », affirme le Synabio, dans un communiqué, estimant qu’il s’agissait « d’un détournement d’usage d’un signe officiel de qualité et d’une communication opportuniste visant à profiter de l’engouement des consommateurs pour le bio ». L’UGPban a dénoncé mardi lors d’une conférence « la concurrence déloyale » des « fausses » bananes bio issus de pays hors UE qui obtiennent cependant, selon eux, le label européen. « Nous considérons que les bananes dites bio importées en Europe ne sont pas bio au regard des normes européennes » très exigeantes, avaient expliqué Eric de Lucy, président de l’UGPBan, affirmant que ces fruits sont labellisées bio selon la règlementation de leur pays d’origine et sont ensuite considérées bio en Europe par équivalence, alors qu’ils sont produits avec des produits phytosanitaires parfois interdits par l’Europe.

 

Et certains osent encore affirmer que le lobby du bio n’est pas puissant !

 

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Commentaire
  1. Daniel