Monsanto demande à la France de redevenir un Etat de droit

MonsantoDans un communiqué diffusé jeudi 15 décembre, Monsanto explique envisager de porter plainte après l’intrusion la veille de « faucheurs volontaires » et de militants de la Confédération paysanne dans son usine de production de semences de Trèbes dans l’Aude. Suite à celle-ci, la firme déplore les « dommages matériels qui ont été occasionnés ». L’entreprise demande aux décideurs publics de « protéger les personnes et les installations » d’« une minorité violente », la base dans un Etat de droit comme la France (du moins en théorie car chez de nombreux écologistes, la fin – sauver la planète, le militant écolo est un super-héro qui s’ignore ! – justifie les moyens illégaux voire violents comme en l’espèce).

Ainsi que l’explique l’hebdomadaire La France Agricole, « Monsanto avait reporté l’inauguration de ce nouveau site, qui devait avoir lieu ce 14 décembre, ayant ‘été informée récemment de l’organisation d’une manifestation à proximité du site de production de semences de Trèbes’ ». En effet, le site produit depuis 1976, « des semences de maïs, de colza et de soja pour l’Europe » et « compte maintenant deux usines modernes de conditionnement des semences » rappelle Monsanto qui explique que « l’inauguration visait à mettre en avant l’investissement réalisé de 87 millions d’euros dans les dernières années ». Un moyen de « souligner le rôle socio-économique essentiel de cette activité pour la ville de Trèbes et pour sa région. » A l’heure des délocalisations, certains écologistes jouent décidément avec le feu.

Monsanto quant à elle, semble décider à jouer le jeu de l’investissement mais hausse le ton et demande aux autorités de faire respecter l’Etat de droit, condition préalable à tout développement économique (en effet, qui investirait s’il risquait de se faire saisir ou détruire les objets de ses investissements ?) : « Nous demandons instamment au gouvernement et aux décideurs publics de prendre note du comportement irresponsable et abusif de ces personnes, et de protéger les personnes et les installations. » Nous verrons dans les prochaines semaines si elle est entendue.

email
Commentaire
  1. rageous