Le lobby Léa Nature contredit par les professionnels de la beauté

febea

Suite à la campagne de la fondation Léa Nature Jardin Bio qui tente d’alerter les Français sur certains perturbateurs endocriniens (mais pas sur ceux qu’utilise l’agriculture bio), la Fédération des Entreprises de la Beauté (qui fédère plus de 300 adhérents, à 82% des TPE-PME et à 18% des ETI ou grands groupes) ou FEBEA rappelle dans un communiqué que le secteur cosmétique n’a pas attendu Léa Nature pour « (entreprendre) des tests et évaluations sur le sujet des perturbateurs endocriniens », « ceci afin d’assurer aux consommateurs la confiance qu’ils attendent légitimement des produits cosmétiques contrôlés et sûrs ». Ainsi, « le Comité scientifique pour la sécurité des consommateurs (CSSC)*, composé d’experts indépendants placés auprès de la Commission Européenne passe en revue régulièrement les données relatives aux ingrédients sur lesquels il peut y avoir un doute et fournit des recommandations sur le dosage des substances dans les produits cosmétiques », rappelle la FEBEA.

Chaque produit soumis à évaluations avant mise sur le marché. L’analyse du CSSC « porte aussi sur les effets en terme de perturbations du système endocrinien, sans qu’il ait besoin d’un cadre législatif supplémentaire ». Et « au-delà de cette revue des ingrédients, la règlementation impose que l’évaluation de la sécurité des produits cosmétiques porte aussi sur le processus de fabrication et le produit final lui-même ». « Ces différentes revues, analyses et évaluations prennent notamment en compte la population cible et la fréquence d’utilisation, et vérifient bien évidemment l’absence de risque en terme de perturbation endocrinien. Elles sont donc conçues afin d’éviter que des substances indésirables ne soient présentes à des doses pouvant avoir des effets négatifs sur la santé. Chaque produit est ainsi soumis à des évaluations qui doivent être certifiées par l’expert de la sécurité dûment habilité avant la mise sur le marché. » Un rappel salutaire à l’heure où certains écolos voient des risques partout, au point d’en arriver à remettre en cause l’utilité du vaccin (!), tandis que d’autres, sans scrupule, ont un intérêt financier à surfer sur cette vague.

*SCCS (Scientific Committee on Consumer Safety), memorandum on Endocrine Disruptors, SCCS/1544/14, 16 December 2014

email
Commentaire
  1. Albert Amgar

Envoyez votre commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *