L’omerta sur les pesticides dans le bio continue !

labioDans un papier publié hier, le Monde informe ses lecteurs sur la réforme européenne en cours sur l’agriculture bio.  Bien évidemment, le journal de référence anti-chimie et pesticides axe uniquement son papier sur un point de cette reforme – qui n’est pas forcément le plus important pour l’avenir de ce segment de production – à savoir la présence de résidus de produits phytosanitaires dans les produits bio.

Le plus important dans cet article est le message de la filière bio française :  elle ne veut pas appliquer une obligation de résultats mais uniquement de moyens. C’est à l’inverse de toutes les règles appliquées pour l’agriculture. Pratique ! On peut faire l’impasse sur la quantité de pesticides utilisés en agriculture biologique et donc sur les résidus de ces pesticides dans les produits alimentaires.

Il est évident que si l’agriculture biologique doit être soumise aux mêmes seuils que pour l’alimentation infantile – projet actuel de la commission-, il va y avoir un sacré problème avec les résidus de produits de traitement bio et mais aussi d’autres substances comme par exemple :

  • Le cuivre, largement présent dans tous les produits bio;
  • L’arsenic inorganique, présent dans les céréales infantiles et le riz ;
  • Le plomb, apporté principalement par les légumes et l’eau ;
  • Le nickel, dont la source serait le chocolat ;
  • Les PCDD/F, c’est-à-dire  les dioxines comprenant les polychlorobenzodioxines (PCDD) et les polychlorodibenzofuranes (PCDF), venant surtout du lait;
  • Les PCB ou polychlorobiphényles (longtemps appelés pyralène), observés « à des niveaux très bas », présents dans le  poisson ;
  • Les mycotoxines T-2 & HT-2, trouvées dans des préparation en pots pour bébés ;
  • L’acrylamide, qui se forme durant la cuisson à hautes températures d’aliments riches en amidon ;
  • Le déoxynivalénol (DON) et ses dérivés, trouvés dans les pots de fruits ou de légumes, dans les boissons lactées à base de céréales et les biscuits, notamment ;
  • Le furane, dans les produits en pots ou en conserve.

L’ANSES dans un récent rapport sur l’alimentation infantile a tiré la sonnette d’alarme non pas sur les produits phytosanitaires mais sur toutes ces substances.

En clair, on dénigre l’agriculture, on surfe sur la recherche de pureté, on déclame à tous instant que le bio, c’est bon la santé… mais on refuse d’y regarder de prés.

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Commentaires
  1. Alzine
    • Visor
      • jG2433

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