L’ex-gourou James Lovelock : l’écologisme est « une religion »

James Lovelock

Mieux vaut tard que jamais. A 97 ans, le chimiste britannique James Lovelock, l’inventeur de la théorie de Gaïa prévoyant une catastrophe climatique qui provoquerait des « milliards » de mort, revient sur ses affirmations passées et répète, avec beaucoup plus de force, ce qu’il avait commencé à dire voilà quatre ans :« Je me suis trompé », tout cela n’est « pas scientifique » et les écolos ne sont « pas raisonnables ».

Le site Reinformation.tv consacre un papier documenté à cet impressionnant revirement. James Lovelock reste bien évidemment attaché à la planète, à l’environnement et à leur sauvegarde mais « il ne croit plus aux dogmes qu’il a plus qu’aucun autre contribué à faire advenir. Oui, par exemple, il y a trop de gaz carbonique dans l’oxygène, mais « la seule solution, c’est le nucléaire », affirme-t-il désormais, jugeant les éoliennes « absurdes ». Reinformation.tv explique que « ce chimiste de formation est pourtant à l’origine de bien des peurs et des certitudes écologistes avec la théorie de Gaïa qu’il a formulé dès les années 80 : elle postule que la terre est un système qui s’autorégule, et que l’intrusion de l’activité humaine industrielle l’a troublé au point de provoquer des catastrophes incommensurables. En 2006, ce prophète de malheur prédisait ‘des milliards de morts’, en 2008, en se fondant sur les données du GIEC, il prévoyait que la population mondiale serait décimée ‘vers 2040 par les inondations, la sécheresse, la famine’. C’est pourquoi, en 2010, il préconisait de ‘suspendre la démocratie’ pour prendre les décisions urgentes que la situation imposait selon lui. »

« Les modèles mathématiques utilisés par les ordinateurs ne sont juste pas fiables. »

C’est en 2012 qu’il commence à douter. « Le problème est que nous ne savons pas où va le climat. Nous pensions le savoir il y a vingt ans. Cela a produit des livres alarmistes – les miens inclus. » En 2016, ses propos sont encore plus clairs : « La concentration de CO2 dans l’atmosphère augmente, c’est sûr, mais pas du tout aussi vite que nous croyions qu’elle le ferait. Les modèles mathématiques utilisés par les ordinateurs ne sont juste pas fiables. En réalité je ne suis pas sûr que tout ce truc ne soit pas une folie, le réchauffement climatique. Regardez Singapour. Le taux de gaz carbonique est deux fois et demie celui du pire scénario pour le réchauffement climatique, et c’est une des villes du monde les plus agréables à vivre. » Lovelock compare désormais l’écologisme, avec ses rites, ses dogmes, sa culpabilité, à une « religion ».

Quant aux émissions de gaz par les humains et leur incidence sur le réchauffement climatique, résume Reinformation.tv, il a cette comparaison, qui établit les ordres de grandeur : « Il suffit qu’un volcan de bonne taille entre en éruption et tous les modèles, et tout le tralala, ne valent strictement plus rien. » En conséquence, toute prévision climatique « au-delà de cinq ans à l’avance est l’affaire d’un idiot ». Il y a dix ans, il prévoyait encore la fin rapide de l’humanité dans son dernier bouquin du moment, La revanche de Gaïa. Aujourd’hui, il ne croit plus à cette vengeance via le réchauffement climatique : « J’ai grandi ».

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