Lobby anti-viande : puissant, intéressé, dangereux pour l’humanité et la planète

viande

Ils sont une quarantaine d’investisseurs anglo-saxons représentant 1 250 milliards de dollars d’actifs à avoir signé une lettre ouverte adressée à 16 compagnies agroalimentaires ou spécialisées dans la grande distribution alimentaire (Walmart, Kraft Heinz, Unilever, Costco, Mondelez, Tesco, etc.) leur demandant de développer des alternatives aux protéines carnées, bref, à la viande.

Money, money !

À leur tête, Jeremy Coller, un investisseur très influent qui a la réputation d’être philanthrope. L’homme a un fonds d’investissements, Coller Capital, qui investit partout où il y a de l’argent à se faire. La lettre ouverte rappelle d’ailleurs que « le marché des protéines végétales va être amené à croître annuellement de 8,4% sur les cinq prochaines années ». Il s’agit donc d’une excellente opportunité d’investissements avant toute chose et on imagine que devant une telle évidence, nos investisseurs avisés ont misé dessus (ou alors ils n’y croient pas eux-même !), ce qui déconsidère leurs préconisations intéressées. Un peu comme si la prochaine fois que vous achetez des actions Tesla, vous rédigiez une lettre ouverte à Peugeot, Renault et Cie pour leur demander de passer au tout électrique et ainsi de valider le business model de l’entreprise dans laquelle vous avez investi !

L’on trouve au passage, parmi la quarantaine d’investisseurs signataires, le géant anglais de l’assurance Aviva, qui propose pourtant ses services auprès des agriculteurs et éleveurs… Pas très cohérent tout ça !

La consommation de viande en baisse

La consommation de viande, parlons-en justement. Elle ne cesse de diminuer en France et en Europe. Ainsi, selon France Agrimer, les volumes de viande achetés ont reculé de 3% en dix ans. En 2014, chaque Français consommait en moyenne 86kg en équivalent carcasse (kgec) de viande par an contre 94 en 1998, indique l’établissement public. Au sein de l’Union européenne à 15 membres, la consommation de viande était de 83,2 kgec par habitant en 2013 contre 89,3 kgec/h en 2001. Enfin, selon un sondage réalisé en octobre 2015 par Mediaprism pour l’ONG GoodPlanet et l’Institut national de la consommation-60 millions de consommateurs, plus de la moitié des Français interrogés (56 %) déclarent manger moins de viande. Au niveau mondial, la consommation de viande s’est stabilisée en 2011 à 41,8 kg par habitant et par an. Elle « peut être inférieure à 10 kg par an dans les pays en développement, quantité insuffisante qui conduit souvent à la sous-alimentation et à la malnutrition », explique toutefois la FAO.

Le soja contient énormément de perturbateurs endocriniens

Les protéines végétales comme alternative à la viande ? Intéressons-nous à la plus connue, j’ai cité le soja. Le Journal des Femmes rappelait en 2008 que « s’il possède des vertus, (il) ne doit pas être consommé sans modération, que ce soit sous forme de complément alimentaire, de tofu ou même à l’état naturel ». En effet, « ce n’est pas parce qu’un aliment est naturel qu’il n’est pas toxique », rappelle le Dr Dominique Parent-Massin, toxicologue à l’Université de Bretagne occidentale. Ainsi, le soja contient des « perturbateurs endocriniens » en grandes quantités, des molécules capables d’influer sur le système hormonal humain. « Ces molécules contenues dans le soja sont des phyto-œstrogènes, précise le Dr Parent-Massin. Elles ressemblent beaucoup aux hormones féminines appelées œstrogènes et peuvent donc perturber le fonctionnement de ces hormones. » Des études chez l’animal ont même prouvé que ces phyto-œstrogènes peuvent stimuler les tumeurs mammaires hormonodépendantes !

Le steak au soja « mauvais pour la planète »

Enfin, comme le rappelle le site écologiste et pro-bio Consoglobe.com, le steak de soja est un produit qui a subi « de multiples transformations » avant d’arriver sur les rayons, « ce qui n’est pas le cas (…) d’un filet de viande ». En effet, « plus un produit est transformé pour lui donner la texture souhaitée, plus d’énergie aura été consommée dans le processus. Ainsi, un steak de soja n’est pas forcément intéressant si l’on veut réduire son impact environnemental. » ConsoGlobe conclut : « Végétarien n’est pas forcément synonyme de bon pour la planète ». Et arrêter de se nourrir ?

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