La crise céréalière cache une politique de sape

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Coup de gueule. J’avais zappé cet excellent numéro de La France agricole du 2 septembre. Jacques de Loizy y signe un billet intitulé « Derrière la crise céréalière, il y a aussi une politique de sape ». Selon cet agriculteur, « si l’on s’accorde à dire que la récolte 2016 est exceptionnellement mauvaise et que le climat en est le principal élément », d’autres explications peuvent être trouvées. Il dénonce « l’abandon de la politique de production par la remise en cause des moyens de protection des plantes » et se demande pourquoi la France semble s’être donnée comme mot d’ordre « haro sur la génétique, alors que les pays dits développés, tout autant que ceux en développement, s’en sont appropriés la recherche et la production ». Dans cette tribune libre, Jacques de Loizy regrette également la « mise au pilori de la politique de fertilité des sols par la stigmatisation de la fertilisation azotée et phosphatée, dont tout esprit averti sait aujourd’hui que les nitrates ne sont pas cancérigènes… » « A défaut de Grenelle, une commission parlementaire serait nécessaire afin de tirer les conséquences d’une politique de sape qui ne peut plus durer, et que le législateur n’abandonne pas l’alimentation mondiale à la Russie et aux Etats-Unis » alors que nos voisins méditerranéens ont besoin d’un approvisionnement « sain, loyal et marchand », écrit-il.

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Commentaires
  1. AlainCo (@alain_co)
  2. Alzine

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