« Traitements bio / Toxiques naturellement »

« Pas d’agriculture sans traitement, pas de traitement sans inconvénient. Qu’ils soient bio ou conventionnels, tous les agriculteurs luttent contre les ravageurs. Contrairement aux idées reçues, les armes biologiques ne sont pas entièrement anodines. »

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la dernière enquête publiée il y a quelques jours par Que choisir ? brise les tabous autour du bio. A la différence des médias traditionnels qui n’ont de cesse de répéter que le bio est bon pour la santé et l’environnement, cet article ose mettre à plat les pratiques, sans excès. A commencer par rappeler que le bio utilise des pesticides, et qu’ils peuvent être extrêmement dangereux, au point d’être interdits. C’est la cas des tourteaux de ricin : utilisé en bio comme engrais ou répulsif, il est interdit dans certains pays comme la Belgique car « quelques graines de ricin suffisent à tuer un chien ou en enfant en raison de leur forte concentration en rincine, un toxine extrêmement violente, sans antidote connu » explique le journaliste Erwan Seznec. Bio ne signifie donc pas « non traité ». Reprenant le sondage que nous avions réalisé au printemps dernier, à la veille de la dernière semaine sans pesticides, (sans toutefois nous citer, ce qui n’est pas très correct), Erwan Seznec rappelle qu’un français sur deux pense que le bio n’utilise pas de pesticides.
L’enquête de Que choisir ? s’intéresse ensuite à la toxicité des pesticides homologués en bio. On parle beaucoup des néonicotinoïdes que l’on accuse de tuer les abeilles mais beaucoup moins du Spinosad, lui aussi toxique pour les abeilles. La roténone n’a été interdite qu’en 2011. Pourtant, on savait depuis 2008 « que cette molécule extraite d’une plante tropicale accroissait les risques de maladie de Parkinson chez l’utilisateur. » Autre inquiétude avec l’huile de Neem, « perturbateur endocrinien avéré. » Quant aux PNPP (préparations naturelles peu préoccupantes), comme par exemple le célèbre purin d’ortie, elles ne sont pas non plus inoffensives. Certaines ont des effets néfastes sur la santé des abeilles.
Les pesticides bio sont souvent moins efficaces et et impliquent donc davantage de traitements. « De plus, comme les rendements du bio sont inférieurs, à production égale, il faut traiter davantage » explique Erwan Seznec. Et les producteurs ne sont pas à la fête. Cela explique qu’un certains nombres reviennent au conventionnel. L’enquête révèle ainsi qu’en 2013, « 2000 exploitants sont passés au bio et 1000 en sont sortis, selon les chiffres de l’Agence Bio. Sur quelques 25000 exploitations, ce n’est pas négligeable. »
Enfin, après avoir évoqué le développement du biocontrôle, Erwan Seznec rappelle aussi, et il est important de le souligner, tous les efforts de l’agriculture conventionnelle pour améliorer les pratiques. La quantité de pesticides utilisée a été divisé par 2 ou 3 depuis les années 70 et elle a encore baissé d’un tiers entre 1999 et 2000.

email
Commentaires
  1. Alzine
    • Elise
    • camarje
    • erwan seznec
  2. Raoul-Hugues
  3. Alzine
  4. Seppi
  5. Alzine
  6. Elise
    • Visor
    • Seppi
  7. Alzine
  8. Laurent Berthod
    • Zygomar
  9. Alzine
    • Visor
  10. Alzine
  11. Alzine
    • elise
      • Bugul Noz
  12. Alzine
  13. Alzine
  14. Astre Noir
  15. elise
    • Laurent Berthod
  16. elise
    • Douar
    • Zygomar
      • Seppi
    • loup garou
  17. Alzine
  18. Zygomar
    • Zygomar
  19. Alzine
    • Seppi
      • Laurent Berthod
  20. Zygomar

Envoyez votre commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *