Geneviève Gaillard, en service commandé pour les faucheurs volontaires.

faucheursLa députée des Deux-Sèvres est connue dans les milieux parlementaires pour être le bras « législatif » des faucheurs volontaires. Et la confirmation récente de la condamnation des faucheurs de Touraine ne l’a dissuade pas de continuer. Se basant sur les déclarations ambigües de Ségolène Royal, elle vient de redéposer un amendement à la loi sur la biodiversité stipulant :

C’est pourquoi le présent amendement propose de mettre en place un moratoire sur la mise en culture de semences de colza et de tournesol tolérantes aux herbicides issues de mutagenèse jusqu’au 31 décembre 2018, date à laquelle il faut espérer que le rapport aura enfin été publié et permettra de prendre les décisions d’interdiction ou de non-interdiction définitives nécessaires.

Notons que ça fait la 3e fois (!) qu’elle dépose un amendement de ce type à l’assemblée et qu’un de ses collègues au Sénat a fait de même à deux reprises ces derniers mois. Intégrée dans un projet anti-néonicotinoïdes, cette proposition est carrément fallacieuse : elle n’a aucune logique avec le reste si ce n’est de montrer que notre députée est CONTRE, CONTRE TOUT ! Sur le fond, on a eu l’occasion de parler des « variétés tolérantes aux herbicides »: pourquoi Geneviève Gaillard se préoccupe t-elle maintenant de la mutagénèse alors que cette technique existe depuis 80 ans environ ?

Attention ! Madame la députée parle de « moratoire » : dans la novlangue faucheurs, cela veut dire interdiction.  Espérons que nos parlementaires ne se laissent pas prendre au dépourvu comme pour le glyphosate au niveau européen ! Une député influencée par les faucheurs volontaires délinquants. La démocratie fout le camp !

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