Vignoble bordelais : Cash Investigation face à la réalité

Sans titreUn bon édito à signaler de la part de Joël Aubert du site d’information régional Aqui ! Mettant en perspective la dernière émission de Cash Investigation qui n’épargne pas le vignoble bordelais (en noir sur la désormais fameuse carte), il fait appel aux « bon vieux » souvenirs » du travail d’autrefois : Car, et cela n’est jamais dit, le plus souvent faute d’être su, quand on appelle à la rescousse la viticulture de grand-papa pour condamner celle d’aujourd’hui, on semble ignorer que la société a bien changé. Le temps n’est plus, à de rares exceptions près de quelques jeunes qui, de façon militante très méritoire, pratiquent les labours par le biais de la traction animale, où l’on décavaillonnait sous le rang de vigne avant, que pioche ou râteau spécial en main, on ne « tire les cavaillons », c’est à dire ce qu’il restait de terre et d’herbe sous les ceps, après le passage mécanique.

Et rappelle ensuite que l’utilisation des fongicides, ce n’est pas pour faire plaisir aux firmes : Quant à l’usage des fongicides de synthèse également vivement dénoncée par « Cash Investigation » il offre, notamment aux petits viticulteurs, la relative garantie d’une récolte que la bouillie bordelaise seule ne peut éventuellement assurer qu’au terme d’un usage souvent répété, dans une région beaucoup plus exposée aux caprices de la météo que ne l’est, par exemple, le vignoble languedocien.

 

Et enfin signe que la situation pourrait être tendue ces prochains mois : Souhaitons que l’émotion ne conduise pas à des gestes irrationnels dont les conséquences pourraient être graves lorsque le temps des traitements arrivera. La viticulture girondine, phare de l’économie régionale, mérite mieux que des violences en rase campagne.

Bien que cet édito ne soit pas parfait, voilà un peu de hauteur de vue qu’il faut signaler !

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Commentaires
  1. Alzine
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