Stéphane Horel n’est pas par une caricature près

Sans titreDonnant une interview au media « alternatif » Bastamag, la « journaliste-documentariste » déclare : « Il est très choquant de constater que les lobbies rencontrent une telle adhésion du côté des décideurs. Plusieurs facteurs l’expliquent. À Bruxelles, nous sommes dans un rapport de force où les intérêts publics sont en minorité. L’écrasante majorité des représentants d’intérêts sont ceux des intérêts commerciaux. Le dialogue avec les « parties prenantes », c’est-à-dire les industriels, remplace le débat démocratique. […] Pour justifier le retard de deux ans qu’elle a pris sur son obligation de réglementation des PE, la Commission mène une étude d’impact : celle-ci mesure les effets négatifs d’une interdiction des PE sur l’économie et les entreprises, mais pas les effets positifs d’une telle interdiction sur la santé et l’environnement ! La vie des personnes est devenue moins prioritaire que la bonne santé des entreprises. »

Sauf que des enjeux comme ceux autour des perturbateurs endocriniens sont particulièrement complexes et que la démarche scientifique (la vraie !) nécessite du temps pour protéger efficacement les populations. On notera aussi que notre « journaliste-documentariste » confond allègrement lobbying avec dialogue entre parties prenantes et commission. Oui, madame, les associations écologistes n’ont pas le monopole du dialogue démocratique.

email
Commentaire
  1. Alzine