Scandale ! Les salades de Générations Futures et du lobby bio

Et une de plus ! Générations Futures a pris l’habitude de sortir régulièrement une « enquête » alarmiste sur la présence de résidus de pesticides dans des produits alimentaires. Donc, après le vin, les raisins et les fraises, c’est au tour des salades d’être ciblées par l’association de François Veillerette. Dans un billet précédent (voir ici), nous avions déjà décrypté leur méthode com’ qui suit essentiellement trois règles :

Règle n°1 : faire croire que le discours catastrophiste repose sur des données factuelles sérieuses.

Règle n°2 : communiquer sur le nombre de molécules différentes trouvées plutôt que sur la quantité totale de résidus ingérée.

Règle n°3 : faire l’amalgame entre présence de résidus et danger.

Mais cette fois-ci, il y a un petit « plus ». Comme l’a révélé le site Forum Phyto il y a quelques jours, la présidente de Générations Futures a écrit aux centrales d’achat de grands distributeurs alimentaires d’où proviennent les salades analysées. Pourquoi ? Eh bien pour leur proposer leurs services d’expertise, expliquant : « Nous pourrions vous aider à trouver des alternatives et des experts pour vous guider vers une alimentation plus saine en commençant par ces quelques produits ainsi qu’à établir une liste noire de pesticides PE à bannir. (…) Nous serions disposés à vous apporter notre expertise et vous faire des propositions » C’est un peu le pyromane qui vend des extincteurs…
Outre cette offre de services, la présidente de Générations Futures conseille fortement les grands distributeurs à « promouvoir systématiquement » du bio : « Le minimum serait de promouvoir systématiquement la vente de salades – et autres végétaux comme les raisins de table, les fraises, les céréales ou les tomates – issus de l’agriculture biologique, car ces aliments – lorsqu’ils ne sont pas bio – sont particulièrement concernés par la présence de pesticides PE. » Cette demande est cocasse quand on connaît les nombreux liens entre Générations Futures et le lobby du bio (voir infographie ci-contre). D’un côté, une bonne partie de leurs subventions vient du lobby du bio, et de l’autre, Maria Pelletier, la présidente de l’association, est aussi administratrice du Synabio, c’est-à-dire le lobby de l’industrie du bio. La prochaine étape ne serait-elle pas de voir Générations Futures faire une enquête sur les pesticides dans la farine, et voir ensuite Maria Pelletier écrire aux grands distributeurs pour les conseiller d’acheter de la farine bio produite par son entreprise Moulin Marion ? Ce qui est certain, c’est que nous attendons toujours avec impatience les journalistes chevronnés comme Stéphane Foucart, Marie-Monique Robin ou Stéphane Horel dénoncer ce conflit d’intérêt flagrant.

 

 

 

Sources
http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/des-salades-a-la-sauce-pesticides-22-09-2015-5114367.php
http://alerte-environnement.fr/2014/03/28/decryptage-de-la-methode-de-com-de-generations-futures/
http://www.forumphyto.fr/2015/09/11/les-methodes-tres-particulieres-de-generations-futures/

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