Pragmatisme chez Ferrero

Quelques semaines après la sortie de route de Ségolène Royal sur le plateau du Petit Journal à propos du Nutella, le patron du groupe italien, Giovanni Ferrero, est revenu sur cette affaire en se disant « étonné » par cette polémique.

« Son faux pas m’a un peu étonné. Je pensais qu’elle était une cliente affectionnée. Beaucoup de photos de famille la montrent avec un pot de Nutella sur la table », a déclaré M. Ferrero au quotidien La Repubblica avant de répéter que le groupe faisait le maximum pour contrôler la traçabilité de ses produits, selon l’AFP qui précise :

« M. Ferrero admet toutefois qu' »avec les connaissances scientifiques actuelles nous pouvons limiter la déforestation, mais pas l’éliminer ». « Le pouvoir nutritif de l’huile de palme est sept fois supérieur à celui des autres huiles et 850 millions de personnes dans le monde souffrent de sous-nutrition », argue-t-il.

Il note également que la France est actuellement le « marché le plus fort » du groupe grâce aux investissements consentis par son père dans les années 1950, à un moment où « toutes les entreprises se contentaient de profiter du boom économique italien ». Ferrero n’entend, en revanche, toujours pas se coter en Bourse, a-t-il dit, sans l’exclure totalement à l’avenir. « Aujourd’hui, nous n’en avons pas besoin. (…) Ce n’est pas une hypothèse réaliste », selon lui. »

 

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