Du principe de précaution au principe de sobriété

Une fois n’est pas coutume, nous dérivons de notre cœur de sujet pour aller vers la chimie, pas bien loin rassurez-vous puisque cet édito d’avril de Rose-Agnès Jacquesy, rédactrice en chef de la Revue chimique, nous concerne directement. Après avoir constaté que la chimie est frappée de plein fouet par le célèbre principe de précaution (dont nous connaissons les dégâts pour le secteur agricole), Rose-Agnès Jacquesy remet en perspective cette notion avec nos propres comportements et invite à la mise en œuvre d’un principe de sobriété. Elle tente donc de faire une liste (non exhaustive) de substances (médicaments, plantes, « remèdes de grand-mère », compléments alimentaires) que nous consommons quasiment tous les jours, sans aucune restriction ou presque et sans savoir pour beaucoup d’où ils proviennent (ex : compléments alimentaires). Résultats : des effets secondaires indésirables, des risques accrus d’apparition de cancers, des interactions avec d’autres médicaments pouvant causer certains troubles graves, des perturbations hormonales, etc. D’où un appel au principe de « sobriété » sur ces substances et à mettre en œuvre les conseils d’hygiène de vie classiques pour être en bonne santé : « manger équilibré, marcher, courir » et s’interdire d’ingérer toute substance de manière excessive sans avoir un avis autorisé.

Notre commentaire : il est toujours curieux de voir les consommateurs particulièrement précautionneux sur leur alimentation par exemple (bio, etc.) et ne prêter aucune attention à de multiples autres substances bien plus dangereuses sur lesquelles un « principe de sobriété » …devrait d’appliquer.

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Commentaires
  1. roger
  2. roger