Magazine l’Ecologiste : le naturel n’est pas forcément innocent

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Une fois n’est pas coutume, nous saluons un dossier du magazine L’Ecologiste (soyons beaux joueurs !) détaillant non pas tous les « dangers des résidus de pesticides » mais ceux des fruits et légumes eux-mêmes. Nous l’avons que trop oublié, certains fruits et légumes contiennent des substances qui parfois peuvent entrainer des effets secondaires…indésirables (à certaines doses ou pour certaines personnes). Le dossier écrit par le professeur Michel Botineau sur ce sujet dans L’Ecologiste (numéro de janvier-mars) est à ce titre intéressant. Cela ne veut évidemment pas dire qu’il ne faut plus en prendre (le comble pour un magazine ultra-écolo) mais en consommer de manière variée et prudente quand on est atteint de certaines pathologies.
Un bon rappel pour ceux qui croient encore à la « bonté et à la pureté » idéalisée de la nature !

53 commentaires sur “Magazine l’Ecologiste : le naturel n’est pas forcément innocent

    1. L’illustration représente… l’amanite phalloïde (amanita phalloides).
      [Mes excuses pour cette précision que j’adresse à tous les connaisseurs qui auront tout de suite reconnu ce champignon ! ]

    2. Projet de loi à l’étude , les services de Marie-Ségolène Royal sur la brèche :
      voici l’ébauche en avant première :
      « Lors des pics de particules fines, il serait question de mettre en place, tout comme pour les voitures, la circulation alternée pour les avions. Seuls ceux dont la dernière lettre de l’immatriculation serait compris entre A et N ou M et Z, seraient autorisés à voler les jours de grande pollution. Une autre solution serait de demander aux pilotes de couper un réacteur sur deux au décollage ou à l’atterrissage afin de réduire l’émission de particules.  »
      L’application ne concernerait que les Aéroports d’Orly , Roissy ,Lyon-Satolas et ND des Landes.

    1. Mon post n’est pas passé, je retente…

      Parler du glyphosate, substance chimique artificielle, alors que l’article aborde les dangers potentiels des produits naturels tels les fruits et légumes eux-mêmes…

      « Quand le sage désigne la lune, l’idiot regarde le doigt.» [Proverbe chinois]

      1. Il faut relativiser le risque du café, cela ressort certes de quelques études de cohortes mais avec une augmentation du risque limitée et un effet indirect via des cystites.
        Le café favorise l’inflammation de la muqueuse vésicale et cette inflammation est connue comme un des facteur déclenchant du cancer de la vessie.

        000331-39-5 Caffeic acid 2B 56 1993
        Coffee (urinary bladder)2B 51 199
        (NB: There is some evidence of an inverse relationship between coffee drinking and cancer of the large bowel; coffee drinking could not be classified as to its carcinogenicity to other organ
        http://monographs.iarc.fr/ENG/Classification/ClassificationsAlphaOrder.pdf
        http://monographs.iarc.fr/FR/Classification

        http://www.prevention.ch/cancervessie.html

        « Le risque de cancer de la vessie est très élevé chez les fumeurs, car les substances toxiques du tabac sont éliminées par les reins et la vessie où elles peuvent provoquer de gros dégâts. Les personnes qui absorbent régulièrement des contre-douleurs contenant de la phénacétine et celles qui sont soumises pendant leur travail à l’action de certains produits chimiques (fabrication de couleurs, de caoutchouc et de matières synthétiques) courent elles aussi un risque élevé de contracter un cancer de la vessie. Il faut savoir cependant que les substances cancérigènes autrefois largement utilisées dans l’industrie chimique ont été éliminées des procédés de finition.

        D’autres facteurs de risque sont souvent invoqués sans que l’on puisses fournir réellement la preuve de leur toxicité sur la muqueuse vésicale : inflammations chroniques de la vessie (cystites) et consommation régulière de café ou de sucreries artificielles. »

        et même dans ce cas l’effet négatif du café n’est pas aussi évident, rien à voir avec le tabac et l’excès d’alcool pour les cancers qui lui sont spécifiques. Par ailleurs face à ce risque relatif sur le cancer de la vessie des bénéfices sont à souligner :

        http://www.cancer.be/cafe-et-cancer

        et une bonne synthèse d’Anne Jeanblanc, journaliste solide sur les sujets touchant à la santé qui analyse correctement les travaux scientifiques.
        http://www.lepoint.fr/editos-du-point/anne-jeanblanc/les-bienfaits-du-cafe-contre-le-cancer-13-05-2011-1330514_57.php

        Les bénéfices du café sur de nombreux cancers sont notables, effet proche de ceux des antioxydants contenus.

        Il faudrait cependant se préoccuper du fait qu’il arrive que le café soit accompagné de mycotoxines ochratoxines A bien plus problématique que les résidus de pesticides sur ce produit http://www.fao.org/ag/fr/magazine/0607sp1.htm, donc le bon café pour le consommateur n’est pas forcement bio, pour les petits producteurs des pays en voie de développement, vu les produits utilisés et l’absence de protection, plus vraisemblablement.

        On remarquera et cette observation est terrible pour le sérieux du CIRC, que concernant le café, les bénéfices sur la prévention de nombreux cancers ne sont pas soulignés en face d’un risque relatif pour celui de la vessie en revanche, pour les oestrogènes de la pilule contraceptive, ils sont largement soulignés et bien mis en avant comme pour se protéger d’un reproche d’une évaluation ringarde . Ce ne sont plus des scientifiques qui ont produit la ligne concernant les oestrogènes anticonceptionnels mais des militants et c’est extrêmement grave pour un organisme dépendant de l’OMS… il n’est donc pas étonnant de voir la dérive actuelle sur le glyphosate, très tendance , très bobo, il suffit de mettre au travail les plus bobos d’entre eux.

    2. « Et le glyphosate classé comme cancérigène »

      Comme d’hab’, M. Mops ne sait pas lire !

  1. On peut presque être surpris du coté synchrone de cette publication publiée le jour de lancement de la semaine sans pesticide.
    http://www.thelancet.com/oncology Published online March 20, 2014 http://dx.doi.org/10.1016/S1470-2045(15)70134-8

    Une émission de TV pour accompagner avec GES pour nous ressortir ses manips sur les rats remises en causes par la communauté scientifique internationale…

    « Glyphosate has been detected in air during spraying, in water, and in food. »

    La présence de glyphosate dans la nourriture, hors plante génétiquement modifiée et en dessous des LMR est liée à l’utilisation tardive sur épis formé ou sur plantes génétiquement modifiées, pas d’application précoce.

    La mention de la présence dans l’air est totalement falacieuse, le glyphosate est « présent » dans l’air comme tout produit mis en suspension dans une bouillie et pulvérisé, il n’est pas présent dans l’air seul, vu sa faible propension à la volatilisation mais dans les particules d’eau en suspension dans l’air le temps de la pulvérisation avec risque d’embruns de cette pulvérisation qui seront fonction du vent et des obstacles pour l’intercepter. Ce choix de formulation en dit long sur l’intention des auteurs de l’article.

    Pour l’AMPA, on rappellera selon l’INERIS: l’AMPA est un métabolite de certains phosphonates présents dans les lessives : ATMP, EDTMP et DTPMP. Selon (RIVM, 2004), ATMP peut être employé dans des liquides de refroidissement et des détergents industriels, EDTMP dans des détergents industriels et domestiques, et DTPMP dans des détergents domestiques.

    Cela parait ressembler à une orchestration bien à propos digne de la chute soudaine du cour du pétrole. Les grandes enseigne qui ont lancé les gammes sans OGM seront les premières bénéficiaires de l’effet d’annonce de ces résultats.

    On rappellera cependant
    Benzene is carcinogenic to humans (Group 1)
    http://monographs.iarc.fr/ENG/Monographs/vol100F/mono100F-24.pdf
    classé 1, avec une incidence certaine, évidente majeure sur les non-
    Hodgkin lymphoma,le benzène n’est toujours pas supprimé de l’essence sans plomb, distribuée, manipulée, brulée avec libération de benzène au coeur des villes sans aucune précaution particulière si ce n’est la diminution de la consommation des véhicules.

    et la classification en vigueur reste
    http://monographs.iarc.fr/ENG/Classification/ClassificationsAlphaOrder.pdf

    La publication du lancet, fort à propos pour la campagne antipesticides agricoles présentée devra être discutée plus à fond pour éventuellement aboutir à un reclassement

    Enfin on rappellera
    Estrogen-progestogen oral contraceptives (combined) classe 1 72, 91, 100A 201

    et le (NB: There is also convincing evidence in humans that these agents confer a protective effect against cancer in the endometrium and ovary) ajouté n’a rien à faire dans une ligne d’évaluation mais montre bien que la philosophie de certains chercheurs peut les conduire à adopter une attitude non scientifique en acceptant de porter des mentions qui n’ont rien à faire à un tel endroit.

    Il est dans tous les cas clair qu’il fallait au moins un évènement de cette taille pour ne pas faire sombrer la campagne antipesticide dans l’oubli et l’indifférence alors que les parisiens se débattent avec les particules dans l’air que justement les herbicides participent à limiter si l’on tient compte de la composante travail du sol dans leur présence dans l’atmosphère.

    C’est ben gros mais cela a toutes les chances de passer.

        1. Quel « équilibre » entre débateurs! Bon, je n’ai pas regardé, hein, vous ne m’en voudrez pas! 😉

          1. Non seulement, rageous, je ne « vous en voudrez pas ! » mais je vous comprend !
            Car, pour ma part, j’ai attendu que soient donnés par le présentateur « foutraque » les noms des quatre invités (j’avais, quand même, d’emblée identifié M. Baupin, EELV de la mairie de Paris) et je ne suis pas allé plus loin dans la vision de cette vidéo.

            Ils nous prennent vraiment pour des buses !… ou des pipes… ou des… jambons ! 😉

          2. rageous,

            En nous abstenant, serions-nous passés à côté de quelque chose de très grand ? 🙄

            Climathon, semaine 12 : l’art total
            Le vainqueur de la semaine 12 : l’émission “Ça vous regarde”, sur LCP

            « Cette émission est une œuvre totale, un ensemble qui, irréductible à l’analyse de ses meilleurs moments, est bien plus que la somme de ses parties. Un fort beau vainqueur qui conclut le championnat d’hiver.

            http://www.skyfall.fr/?p=1504

          3. JG2433
            Courageux de la part de Ben! 🙂
            Faut bien qu’il y en ai un qui se sacrifie! 😉

    1. Tout ce beau blabla, tous ça pour dire « In March, 2015, 17 experts from 11 countries met at the International Agency for Research on Cancer (IARC; Lyon, France) to assess the carcinogenicity of the organophosphate pesticides tetrachlorvinphos, parathion, malathion, diazinon, and glyphosate (table). These assessments will be published as volume 112 of the IARC Monographs. » et qu’il y a un complot anti pesticide mondial avant la semaine sans pesticides. Quand le sage montre la lune…

      1. La sagesse des instances occidentales en Libye, en Irak, en Syrie me laissent sceptique ces derniers temps. Un summum d’imprévoyance et d’incapacité à anticiper une évolution défavorable dans un monde devenu multipolaire où l’empire décide de moins en moins ce qui est juste et ce qui ne l’est pas .

        L’idée d’un complot me déplait, le mot complot n’a, pour moi, pas de sens. En revanche il existe des entreprises, des corporations qui peuvent avoir un intérêt particulier à voir telle information sortir à tel moment, avec telle connotation, le terme stratégie ou gestion intelligente de l’information me parait plus adaptée.
        Le moment de sortie de l’article dans la revue the lancet procède de cette logique, indépendamment de sa lecture qui me pose question sur certaines tournures militantes, le moment choisi est aussi trop opportun.

        La gestion intelligente de la communication est actée comme régulière dans le milieu de la finance, pourquoi la science devrait elle restée définitivement épargné? mais effectivement si le CIRC trempe dans la combine, c’est très regrettable.

        Ce n’est plus le CIRC mais le CIRQUE et y exercent entre autres chercheurs sérieux, des bandes de clowns appelés à faire leur numéro deux temps à autres, comme ici.

        Les adeptes du site « alerte environnement » pourront voter pour le nombre de rappels après ce numéro, pour qu’ils nous fassent un remake dans la revue Nature puisque aucune revue sérieuse n’est désormais épargnée.

      2. Le glyphosate est dans le domaine public depuis plus de 30 ans et toutes les sociétés fabriquant et formulant ce produit ont été contraintes de déposer une demande d’autorisation de mise sur le marché. Cette obligation légale a entrainé un foisonnement d’études dans 160 pays qui ont toutes conclu que le glyphosate était l’herbicide le plus anodin pour l’environnement et qu’il n’est ni tératogène, ni cancérigène, ni perturbateur endocrinien.
        Puisque le glyphosate doit également repasser périodiquement sous les fourches caudines des régulateurs notamment européens, un site dédié lui a été consacré qui fait le point sur l’ensemble des études réalisées (http://www.glyphosate.eu).
        L’ IARC, agence onusienne de collecte des données sur le cancer basée à Lyon en France a été mandaté pour étudier les données cliniques du secteur public de santé relatives au glyphosate. On peut douter de la partialité d’un tel organisme qui ne fait que dénoncer, souvent à tort, les effets carcinogènes de certaines molécules chimiques en se basant sur des études de divers laboratoires et organismes sur lesquelles il ne peut exercer aucune investigation déontologique. De plus, pour enfoncer le clou, ces organismes onusiens sont contrôlés à leur insu par des organisations indépendantes dont l’idéologie chimiophobe n’est plus à démontrer.

        1. Un commentaire clair et précis, bocaorne 😛
          1000 publis à comité de lecture de 2001 à 2012…
          Ils nous prennent encore pour des jambons!
          De l’AFP repris en boucle par tous les merdias « Pour ce qui est des risques cancérogènes du glyphosate et des insecticides malathion et diazinon, l’IARC note qu’il existe des « preuves limitées » chez l’homme en ce qui concerne les lymphomes non hodgkiniens, des cancers du sang. »
          Classés cancérogènes « probables » ou « possibles » avec des « preuves limités », c’est ce qui s’apelle faire le buzz avec rien!

        2. « On peut douter de la partialité… »

          C’est : « On peut douter de l’impartialité ».

          Les monographies ne sont pas encore publiées… mais le communiqué de presse tonitruant l’a été…

          Moi qui suis un obsédé textuel – il a été de ma responsabilité de rédiger des textes résistant à la contestation – j’ai par exemple trouvé ceci :

          « In addition, there is convincing evidence that glyphosate also can cause cancer in laboratory animals. »

          Les preuves, c’est pour la survenue de cancers ou la possibilité de survenue ? C’est du charabia ! Et je suppute que cela illustre bien la démarche du groupe de 17 experts

          Il y a aussi :

          « On the basis of tumours in mice, the United States Environmental Protection Agency (US EPA) originally classified glyphosate as possibly carcinogenic to humans (Group C) in 1985. »

          C’est avec un lien vers l’EPA. Mais quand on lit le texte, on se rend compte que ce n’est qu’une partie de l’histoire. Les données ont été réévaluées dès 1986 et il a été proposé de classer le glyphosate en D (preuves animales de potential carcinogène inadéquates). La proposition n’a pas été retenue et la décision a été repoussée ; elle a été prise en 1991.

          Que faut-il retenir de cette chronologie ? Que la décision de 1985 était erronée.

          Que faut-il retenir du communiqué de presse ? Qu’il est malhonnête. Et ça n’augure rien de bon pour la monographie elle-même.

          « …ces organismes onusiens sont contrôlés à leur insu par des organisations indépendantes… » ?

          Ces organismes onusiens ne sont pas contrôlés mais réagissent à des pressions médiatiques.

  2. Ici, de l’art de relativiser de vrais problèmes :
    http://www.huffingtonpost.fr/2015/03/19/pollution-paris-pire-monde-18-mars-faux_n_6903744.html

    comme la campagne médiatique sur l’air pollué des vallées des Alpes, bien pire qu’à Paris on vous dit, donc aucun intérêt de quitter la capitale pour aller s’intoxiquer ailleurs.

    Sauf que dans les Alpes, c’est sur moins d’un km de large, souvent moins et tout va bien sur les versants , alors qu’à Paris, faut rouler, rouler, rouler, rouler pour en sortir.

  3. Et pendant que les clowns continuent leur numéro dans le cirque de Lyon.

    Les parisiens suffoquent, pas de rire dans les conditions actuelles.

    http://lci.tf1.fr/science/environnement/pollution-l-ile-de-france-suffoque-toujours-decision-a-venir-8582558.html

    On peut être triste pour F Veillerette et GES, cet épisode micro particulaire va gâcher leur belle fête pour laquelle ils avaient pourtant fait appel à des acteurs de grande classe, le Cirque de Lyon, quel talent!

  4. Et pendant ce temps-là, le tabac – produit cancérigène avéré, pour le coup – est toujours en vente libre…

    Faudrait prévenir José Bové et Marie-Monique Robin.

  5. Pour revenir sur le benzène, cancérigène certain:

    http://www.suva.ch/Fr/factsheet-benzol.pdf
    « Depuis 1985, la teneur maximale en benzène de l’essence pour moteurs etde l’essence pour avions doit être de 1 volume pour cent conformément à l’ordonnance sur la protection de l’air. Le remplacement de la loi sur les toxiques par la loi de 2005 sur les produits chimiques a été suivi par l’entrée en vigueur de l’ordonnance du 1er août 2005 sur la réduction des risques liés aux produits chimiques (ORRChim, RS 814.81). Cette ordonnance a entraîné l’interdiction de la mise sur le marché et de l’emploi de benzène et de toute autre substance ou préparation contenant une masse de 0,1%ou plus de benzène.  »

    La plus vaste étude de cohorte menée à ce jour sur la relation entre le benzène et les tumeurs malignes a été réalisée en Chine. Dans cette étude,
    des expositions au benzène ont été associées àun risque accru de leucémie myéloïde aiguë,de syndrome myélodysplasique, de lymphomenon-hodgkinien et de myélome multiple [3].

    Les sources de benzène:
    http://www.inrs.fr/media.html?refINRS=ND%202174

    Les principales voies d’exposition de la population au benzène sont les vapeurs d’essence, les gaz d’échappement, les émanations industrielles, la fumée de cigarette ainsi que la combustion du bois. Pour l’essence les garages automobiles (dégraissant et émanations de carburant), les
    stations-service, postes de péage de parkings, d’autoroutes (émanations de carburants) sont particulièrement exposés.

    Contrairement au glyphosate, le benzène est très présent dans l’air fonction des sources d’émission.

    Quid des teneurs dans l’air parisien lors de l’épisode actuel?

    il est évident que le passage de 5% à 1% dans l’essence a été suivie par une réduction de la teneur en benzène dans l’air parisien
    http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2009/02/07/1415779_la-pollution-atmospherique-urbaine-est-en-baisse-continue-depuis-16-ans-1-le-benzene.html

    Mais quid d’un remplacement des véhicules diesel par des voiture à essence sans plomb à 1% de benzène en volume?

  6. Visible le buzz glyphosate lancé par le noyau vert du CIRCque de Lyon n’a pas modifié les résultats des élections départementales, pas marée verte mais un fort reflux pour le parti qui a toute l’odeur des marées vertes(montantes) du même nom en Bretagne.

    Ce reflux est acide pour EELV, comme le glyphosate qui pourrait, éventuellement par son caractère acide et ingéré à forte dose présenter des propriétés d’initiateur faible de certains cancers via cet effet, comme certains acides, tel l’acide acétique ( consommation de légumes au vinaigre) ou potentiellement mais utilisé comme désherbant ou l’acide pelargonique qui sont sensés le remplacer chez les bio.

    Cet aspect est à creuses mais tous les acides, même acides faibles sont concernés.

    Rien à voir avec le pH du corps humain évidemment.

    1. « Ce reflux est acide pour EELV »

      Dans un canton de mon département, s’est présenté, entre autres à gauche, un binôme PRG/EEVL.
      Avec un score de près de 9 %, tous les calculs sont maintenant envisageables pour l’attribution du « mérite » et du poids de chaque composante…
      Et au plan national, dans quelle famille politique placer ce cas de figure ?
      En tant que « Divers Gauche » ?… et/ou en tant qu’EEVL ? 😯

    2. Alzine vous devriez écrire intégralement en mode SMS , ce serait plus facile à comprendre.

      Faut avoir moins que le BAC pour vous comprendre parfois !

  7. Déjà en 2013 et avant à propos de benzène et de Lymphomes ….
    http://sante.lefigaro.fr/actualite/2013/07/30/21076-cancer-risques-benzene

    Lire aussi les commentaires associés sur les pratiques anciennes dans les raffineries : « J’ai travaillé 35 ans dans une usine pétrochimique, avec benzene, a l’odeur caractéristique ! J’ai vu souvent des mécanos, les mains grasses, se laver sous une purge de benzene tiède !! Je vous assure que ça dégraisse ! Le benzene pénètre aussi par la peau, et 50% seulement est évacué dans les urines. Le reste s’accumule dans l’organisme, et le benzene ne fait pas bon ménage avec ..les globules rouges !
    Aujourd’hui, pour intervenir sur un équipement au benzene, le masque est obligatoire. »

    C’était une réalité passé dans le milieu du travail et les agriculteurs, les mécaniciens auto faisaient la même chose avec l’essence sans plomb à 5% de benzène.

    http://www.atousante.com/actualites/risques-professionnels-hemopathies-malignes/

    « La fréquence des hémopathies malignes est sous-estimée. Les seuls toxique professionnels dont le potentiel leucémogène est reconnu sont le benzène et les radiations ionisantes, mais d »autres expositions professionnelles sont suspectées  »

    « Liste indicative des travaux qui exposent au benzène dans le tableau n° 4 :
    – industrie pétrolière, chimique et pétrochimique : production, transport, utilisation,
    – industrie de la parfumerie,
    – carburants automobiles : élaboration, transport, distribution, élaboration ( citernistes, mécaniciens dans les garages)
    – utilisation de benzène pur dans les laboratoires de recherche et de l’industrie,
    – benzène dans l’environnement : chauffeurs-livreurs, chauffeurs de taxi, agents de police, conducteurs de bus »

    Arrêtons de tourner autour du pot, la principale cause d’exposition à un cancérigène majeur pour les LNH dans notre environnement immédiat reste l’essence sans plomb et tout produit chimique…ou naturel ( comme le tabac) libérant du benzène par l’utilisation ou la combustion.

    La concentration humaine dans les villes ne fait que renforcer le risque.

    La mise en avant du glyphosate est une stratégie de diversion et un moyen de faire passer la pilule « génération future », pilule qui ressemble de plus en plus à un suppositoire.
    Suppôt nous les savions, mais suppôt plutôt transitoire au vu des derniers résultats d’EELV.

        1. Roger , qui n’a pas le Bac et qui est nul (pléonasme ) , n’a surement pas de solution .

          Pour résumé : le néolithique c’était vachement bien , pas de problème de retraite ,pas de chimie ,pas de chômage ,on mangeait à sa faim quand on réussissait à tuer quelque chose.

        2. Oui Laurent, avant le glyphosate le vie n’existait pas. C’était le désert. Partout.

          1. Non, pas du tout, il y avait la binette, le décavailloneur, et tout ça. Merci le travail, l’énergie, la plicature champêtre, etc.

          2. Ah oui, j’ai oublié. Il y avait aussi les colorants nitrés, la simazine, l’atrazine, et tout ça. Vous voulez qu’on revienne à l’atrazine ?

    1. Très drole pour le benzène, l’industrie pétrochimique a nié son aspect cancérigène pendant des dizaines d’années. Ne vous en déplaise, il n’est pas le seul produit cancérigène. Faites du vélo comme les bobos

  8. Encore faut il des usines pour produire des vélos et çà pollue…

  9. Les néonicotinoïdes interdits à compter du 1er janvier 2016. La gauchoécologie n’a de cesse de couler la France ! => http://www.agrisalon.com/actualites/2015/03/23/les-neonicotinoides-interdits-a-compter-du-1er-janvier-2016?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter

    NB J’ai fini par comprendre pourquoi Mémère fume tant. Elle a besoin d’une grande quantité de mégots pour en faire des infusions et disposer ainsi d’un puissant insecticide, au moins aussi nocif aux abeille que les néonics, mais bio et qui ne rapporte rien à Monsanto. OK, les tunes vont à Philip Morris, mais Philip Morris n’est pas le grand Satan, Monsanto, oui !

    1. L’atrazine Laurent ? Mais je suis certain qu’au moment de son interdiction vous étiez le premier à dire qu’il n’était pas dangereux. Grand chantre du DDT

      1. Le DDT a remplacé l’arsenite de plomb comme insecticide et a été remplacé par le parathion, je grossis le trait bien évidemment, des 3 c’est le fly tox qui était et de loin le moins toxique, chronique comme aiguë.

        Le directeur de la FDA au moment de l’interdiction du DDT avait manifesté sa désapprobation considérant le produit plus sûr que ceux qui le remplaçaient alors que l’industrie chimique américaine était pour, ils ne faisaient plus de marge avec le DDT, passé dans le domaine public.

        Revenons sur des épisodes de paludisme en Europe comme au début du XIXème siècle ou même encore avec les traces qui restaient au début du XXème et on en reparle.

        Pour montrer son courage il fallait aller aux Antilles sans protection insecticide en avril 2014, seulement de l’essence de citronnelle, bien plus courageux que de tenter les requins à la Réunion où la probabilité de se faire très naturellement croquer reste faible.

        Au final dans cette histoire ce serait rigolo de voir le glyphosate retiré du marché et un géant américain arriver avec un analogue, à la structure chimique légèrement différente mais sans risque et bien noté par le CIRC.

        Rien n’est dit non plus sur les phosphonates des lessives dans cette évaluation portant à la structure assez proche.

      2. Je suis pour l’atrazine. Je vous demandais si vous, vous êtes pour son retour ? Que les pauvres cloches apprennent l’esprit de finesse. On se comprendra mieux.

        1. Et pour le benzène aussi ? D’après l’API les doses d’exposition pourraient être bien plus élevées.
          On connait le coup du palu. Faudrait pas confondre utilisation agri et perso mon alzine primaire. La junk science est déjà passée par là, on connait les résultats sur les écosystèmes et le humains du DDT.

          C’est bien de noter à propos du glyphosate « à la structure chimique légèrement différente mais sans risque  »

          Mais sans risque.

          1. Sans risque pour le CIRC!
            Cela dit vu les propriétés acides de certains glyphosates peuvent induire des effets de précurseur cancérigène comme de nombreux acides.

            Question de focalisation sur une substance. Déjà avec le café…

  10. @ Laurent Berthod,

    avant les colorants nitrés, la simazine, l’atrazine, il y avait …l’acide sulfurique, les photos des hommes et chevaux caparaçonnés comme pour la guerre valent la peine.

    Avant l’acide sulfurique, il y avait effectivement la binette et un salaire qui payait juste de quoi se nourrir (misérablement n’en déplaise aux bobos), s’habiller en haillons et se contenter d’un taudis dans lequel les hivers étaient bien rude , il est vrai que le confort moderne , la viande à tous les repas, la douche avec eau chaude, si l’on veut, est d’un déprimant…

  11. Histoire de développer un peu sur un raisonnement assez primaire mais qui mérite l’attention:
    On apprend dans http://www.cancer-environnement.fr/299-Lymphomes.ce.aspx
    C’est un bon résumé
    « Aucune exposition environnementale ni professionnelle n’est associée de manière certaine à l’augmentation du risque de lymphome. Plusieurs facteurs sont en revanche suspectés :
    • En milieu professionnel, les expositions aux pesticides, aux solvants organiques (benzène, solvants chlorés, teintures capillaires) et aux poussières de bois ont souvent été associées à une augmentation du risque de lymphome. Les résultats des études ne permettent cependant pas d’établir de liens de causalité.
    •Dans l’environnement général, les expositions aux UV, aux radiations ionisantes, et aux dioxines sont suspectées d’augmenter le risque de lymphome, mais sans que le lien de causalité n’ait pu être établi.  »
    fin de citation
    On notera que le facteur commun aux solvants organiques et aux pesticides est que les pesticides (sauf poudres mouillables abandonnées dans la plupart des cas) ont contenu et pour certains d’entre eux contiennent encore des solvants organiques souvent aromatiques d’origine pétrolière, à l’origine benzène pour les pesticides jusqu’en 1980, mais aussi en ensuite uniquement toluène, xylène…
    Lorsque l’incidence des pesticides sur le cancer du sein des femmes en milieu agricole a été étudié par INvS, ce sont ces solvants qui étaient mis en cause en non pas les substances actives diverses des pesticides eux mêmes.
    Il existe au niveau de l’exposition aux pesticides deux type de risque, l’exposition au pesticide pur, la substance active elle même d’une part, l’exposition aux solvants qui l’accompagnent, d’autre part et bien évidemment ce qui est observé dans l’étude de cohorte, l’exposition aux deux, effet séparé et effet synergique notamment en terme de pénétration.
    Toute la difficulté dans les études sur la toxicité des pesticides sur une longue période est que la formulation générale a changé au niveau des solvants ( élimination quasi totale des aromatiques, ou très forte réduction) à partir des années 90 et abandon du benzène au début des années 80) même si certains substances actives ont pas ou peu changé, pureté améliorée, sels différents, le glyphosate est présent sous forme de différents sels qui sont plus ou moins irritants, le sel d’isospropylamine étant moins irritant que les premières formes de glyphosate utilisées.
    On notera en outre que dans les années 80 et tout début des années 90 des adjuvants étaient ajoutés à la bouillie, des huiles minérales, des huiles d’origine végétales mais aussi des solvants organiques, dont parfois des aromatiques pour augmenter l’efficacité et réduire les doses du produit commercial. Cette pratique a été sanctionnée à partir de la moitié des années 90.

    Il y a eu progressivement avec une accélération début des années 2000, aussi élimination de toutes les substances actives pesticides qui présentaient un risque, notamment l’arsenic, le seul cancérigène de catégorie 1, qui n’est d’ailleurs par un produit de synthèse mais un produit très naturel d’origine minérale.
    L’exposition des travailleurs, sans équipement spécifique jusqu’au début des années 90 puis en tenue de scaphandrier à partir des années 2000, a fortement évolué en parallèle. Il n’y a vraisemblablement plus grand chose à voir avec les expositions des agriculteurs exposés après les années 2005, vu l’évolution des spécialités pesticides quasiment sans aromatiques comme solvant, avec toutes les substances actives les plus à risque éliminées. Les études de cohortes deviendront de moins en moins conclusives.
    Nous avons donc deux évolutions parallèles d’une part l’élimination presque totale des solvants aromatiques et d’autre par une sur protection des travailleurs, avec en sus un grand « ménage »dans les substances posant problème.
    Toute la difficulté dans les études menées par le CIRC et qui dépend du niveau de discernement des scientifiques présent est de considérer en grande partie des études menées sur l’exposition aux pesticides dans les années 70 et 80 qui portaient sur des produits dont la substance active était identique ou presque identique ( au sel utilisé près) chargés en solvants organiques.
    Ces solvants on les retrouvait également très couramment dans les peintures vendues chez Auchan ou chez Carrefour , dans les teintureries, dans les salons de coiffure, le trichloréthylène était d’emploi courant avant 1990 pour faire sauter une couche de peinture, si l’on était prudent on le faisait à l’extérieur pour ne pas trop respirer de vapeurs.
    Il n’y avait pas une exposition irresponsable des agriculteurs mais un manque de conscience collective de la dangerosité de ces solvants comme l’utilisation de l’arseniate de plomb pour protéger ses pommes de terre contre les doryphores entre 1920 et 1950 n’apparaissait pas comme une évidence. Il y a eu bien plus grave dans les années 80 en matière médicale autour des prélèvement de sang auprès de populations qui auraient du être exclues, avec cette fois une information claire des autorités, nous n’y reviendrons pas.
    Le CIRC examinant des études de cohortes et rendant compte de davantage de cas de LNH dans le cas d’exposition aux herbicides à base de glyphosate intègre avec plus ou moins de conscience d’un effet de confusion, confusion au sens scientifique , cet aspect solvants ( notamment des aromatiques, benzène avant 1980, toluène et xylène avant 1995, associés au glyphosate ou dans quelques cas ajoutés à la spécialité contenant du glyphosate pour la rendre plus efficace.
    On rappellera que ces substances étaient d’usage courant à ces époques, très fortement règlementées, sauf dans l’essence sans plomb, depuis.
    Une question que visiblement ne se sont pas posés ou correctement les scientifiques du CIRC lors de leur examen est de savoir, dans les études de cohortes, quelle est la part de l’effet de la substance active ( sels divers et variés) glyphosate et quelle est la part qui revient aux solvants qui lui étaient largement associés avant 1995. S’il s’étaient posé cette question, elle serait apparue clairement dans leur analyse, sous forme de question, sur l’effet d’une confusion entre l’utilisation de la spécialité à base de glyphosate avec l’effet intrinsèque de la substance active glyphosate sur le LNH.

    On ne peut exclure que le changement de classification de l’EPA aux USA entre 1985 et 1991 ne résulte de cette approche, la suppression des solvant aromatiques dans les pesticides utilisés aux USA étant bien avancée en 1991 suite notamment aux constats, en agriculture mais aussi dans les blanchisserie et même chez les coiffeurs avec une grande différence entre ceux qui étaient spécialisés pour les Hommes et ceux qui traitaient les femmes. Les seconds ayant bien plus de problèmes de santé du fait des solvants utilisés avec les teintures.
    On peut parier que la conclusion du CIRC ne sera pas suivie par les autorités américaines ou australiennes ( pays de forte utilisation aussi du glyphosate et à l’expertise toxicologique solide) et que le glyphosate substance active mais entrant depuis une vingtaine d’années dans des spécialités débarrassées aux US comme en Australie des solvants aromatiques dangereux , continuera a être largement utilisé et recommandé. Ils doivent d’ailleurs rigoler des conclusions du CIRC .

  12. Toujours issu du site cancer environnement
    http://www.cancer-environnement.fr/299-Lymphomes.ce.aspx
    mais fiche complète
    Les cancers > Cancers du sang > Lymphomes

    début de citation:
    Expositions professionnelles et risques de lymphomes
    Les expositions aux pesticides, aux solvants organiques et aux poussières de bois sont suspectés dans l’augmentation des risques de lymphome malin non Hodgkinien.

    Pesticides
    On parle de pesticides pour désigner les herbicides, les fongicides, les insecticides, les nématocides, les acaricides, les rodenticides, les molluscides et les algicides. Les
    quatre classes chimiques principales sont : les pesticides arsenicaux, les insecticides organochlorés, les insecticides organophosphorés et les herbicides acides
    phénoxyacétiques (Dich, 1997).
    De nombreuses études épidémiologiques se sont intéressées au lien entre LNH et les expositions aux pesticides (Alavanja, 2005 ; Zahm, 1990; Hoar, 1986). Le manque
    de cohérence entre les résultats de ces études ne permet pas aujourd’hui d’établir un lien de causalité entre une famille de pesticides en particulier et un type
    histologique de LNH.
    Les conclusions de l’enquête ENGELA, étude multicentrique castémoin,
    menée en France par l’équipe de J. Clavel (Inserm U 754), entre 2000 et 2004 sur 822 cas et 742
    témoins, sur les facteurs de risques professionnels des hémopathies malignes lymphoïdes de l’adulte, a mis en évidence une relation modérée (Odds Ratios de l’ordre de
    1,4) entre l’exercice du métier d’agriculteur et l’incidence des lymphomes. Ce résultat est concordant avec d’autres données de la littérature (Orsi, 2007). Une étude plus
    récente de la même équipe confirme cette association (Odds Ratios de l’ordre de 2,0) entre l’utilisation professionnelle de pesticides et l’apparition de lymphomes non
    hodgkiniens et la maladie de Hodgkin (Orsi, 2009).
    De plus, deux études épidémiologiques rapportent une association entre les propriétés génotoxiques et immunotoxiques des pesticides et le risque de cancers du système
    immunitaire. Les agriculteurs exposés aux pesticides présenteraient un nombre élevée de cellules porteuses d’une anomalie génétique (translocation chromosomique
    t(18;14)) associée au développement de LNH (Agopian, 2009 ; Chiu, 2009). Enfin ces données sont validées par l’artiche de Hohenadel en 2011 confirmant l’existence
    d’une augmentation de risque de LNH associé au nombre de pesticides utilisé (Hohenadel, 2011).

    Solvants organiques
    Les solvants organiques sont des hydrocarbures, c’estàdire
    des molécules formées d’atomes de carbone et d’hydrogène. On en distingue 8 principaux groupes : les hydrocarbures aromatiques (benzène, toluène, xylènes….), les solvants pétroliers, les alcools, les cétones, les esters, les hydrocarbures halogénés, les éthers, les éthers
    de glycol.
    Benzène
    Une relation causale avec le risque de leucémie est établie depuis plusieurs décennies et a conduit à la classification du benzène en groupe 1 par le CIRC en 1987. De
    nombreuses revues montrent un lien causal avec les LNH (Steinmaus, 2008). En 2009, les résultats de l’étude de l’équipe de Wang suggèrent une association entre une
    augmentation du risque de LNH et l’exposition professionnelle à des solvants organiques chez une population de femmes du Connecticut (Wang, R, 2009).
    Solvants chlorés
    En ce qui concerne les études sur les solvants chlorés, le niveau de preuve scientifique est actuellement insuffisant pour envisager une relation causale entre le risque
    de LNH et l’exposition à des solvants chlorés (Mandel, 2006 ; Orsi, 2010).

    Teintures capillaires
    Plusieurs études ont conduit à l’hypothèse selon laquelle l’apparition de lymphomes, chez les utilisateurs ou les personnes ayant travaillé dans la coiffure, serait associée
    à l’emploi de certaines substances présentes dans les teintures (Boffeta, 2004).
    En 2005, une revue de l’ensemble des données vient contredire ces observations : il n’existe pas de preuve significative d’une augmentation des risques de cancers parmi
    les utilisateurs de ces produits (Takkouche, 2005). Pourtant en 2006, une équipe européenne affirme l’existence d’une association entre l’incidence des lymphomes et
    l’utilisation des teintures pour cheveux. Le risque d’être atteint d’un lymphome folliculaire serait de 30 % plus élevé (Sanjosé, 2006).
    Aujourd’hui, la Food and Drug Administration (FDA) estime que ce risque n’existe pas, et affirme que les produits sur le marché sont très contrôlés. Le CIRC a estimé que
    les colorations capillaires sont des substances inclassables du point de vue de leur cancérogénicité pour l’homme (groupe 3) (CIRC, 1993).
    Industries du bois
    Le travail dans les industries du bois peut entraîner l’exposition à des cancérogènes connus ou présumés. La poussière de bois, source d’exposition la plus fréquente dans
    ce type d’activité, a été classée parmi les agents cancérogènes (Groupe 1) pour les humains par le CIRC.
    Le surnombre de cas de lymphomes non hodgkiniens semble être associé à l’exposition des travailleurs aux poussières de bois dans les scieries. Jäppinen et Pukkala et al
    en (1989), ont étudié 1223 travailleurs de scieries en Finlande et ont observé un nombre excessif de cas de cancers de la peau de la bouche du pharynx mais aussi des
    lymphomes et de leucémies (Jappinen , 1989).
    fin de citation

    En conclusion, les LNH sont exclusivement reliés clairement aux solvants, notamment aux solvants aromatiques.

    Les études pour les pesticides comme les teintures capillaires donnent des résultats plus variable sachant que suivant les périodes et suivant les pratiques les teintures capillaires et les pesticides ont pu contenir plus ou moins de solvants, quasiment plus d’aromatiques désormais et ce depuis le début des années 90.

    Donc suivant l’étude de cohorte suivie et mise en exergue, on pourra mettre en évidence un effet, ici avec un colorant capillaire, là avec un pesticide , le glyphosate ayant été utilisé depuis le milieu des années 70, au moins jusqu’en 1995, variable suivant les pays, les USA les ayant éliminé les premiers, grace à leur excellence sur le plan des études toxicologique, pour certaines formulations avec des aromatiques et étant l’herbicide le plus utilisé au monde, il est probable, si les solvant aromatique qui étaient contenu dedans sont à l’origine du phénomène, un lien peut être fait pour ces spécialités qui impactera l’image des spécialités contenant du glyphosate, en revanche des études portant sur des cohortes exposées plus tard ne montrera rien ou pas grand chose.

    Même situation pour les coiffeurs avec élimination des aromatiques et des solvant dangereux au cours des 20 dernières années. Il est normal dans ces conditions d’avoir des études qui se contredisent, il s’agit bien de teintures capillaires, il s’agit bien de pesticides mais avec des solvants principalement en cause, qui ont évolué entre les années 75- 80 et les années 90 -95 et la prise de conscience des effets des solvant notamment aromatique utilisés dans la vie de tous les jours.

    Tous les lycéens ont manipulé du benzène sans gants dans les classes de chimie dans les années 70, tous les étudiants en licence de chimie les mêmes solvants sans protection, sans gants, au début des années 80, au début des années 90, seul le prof manipulait le benzène sous la hote, le benzène n’était plus étudié que théoriquement au début des années 2000 et plus manipulé du tout en classe y compris de chimie à l’université.

    Il en va pour les pesticides comme pour les teintures capillaires, comme pour les peintures, comme pour l’enseignement.

    Là où on peut être surpris c’est le remplacement du plomb tétraéthyle dans l’essence par 5% de benzène en 1995, teneur réduite à 1% en 2000 avec des effets très notables dans l’air des villes notamment.

    Ce qui est merveilleux c’est que la presse grand public et le ministère de l’écologie saluent cette extraordinaire amélioration de l’air parisien entre 1999 et 2001, alors qu’il s’agit encore d’une MONSTRUOSITE, d’un complet anachronisme, fallait -il que le plomb et la plomburie pose problème pour faire cette substitution : http://www.caducee.net/DossierSpecialises/toxicologie/saturnisme.asp pour une observation en 2002
    « Avec l’abandon progressif de l’essence plombée, l’émission de plomb dans l’atmosphère a considérablement diminué. En 20 ans, le taux de plomb dans le sang a en moyenne diminué de 50 % dans la population française. Le taux de plomb est aujourd’hui de 65 µg/l (aux Etats-unis, la plombémie moyenne de la population est de 23 µg/l). »
    On notera que comme pour les aromatiques les américains avaient de l’avance pour le plomb dans l’essence avec des teneurs moindre dans le sang des populations.

    Il en est de même pour le benzène aux USA limité à 0,66%, un tiers de moins qu’en France, en incorporant plus d’éthanol qui les même propriétés antidétonantes, le coté promoteur de LNH en moins.
    Mais nous touchons là de vrais problèmes de santé publique et d’environnement qui n’intéressent pas les écologistes ou de façon très secondaire.

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