Loi biodiversité : un amendement anti-INRA ?

Le lobby écolo a déposé bon nombre d’amendements dans la loi sur la biodiversité actuellement débattu à l’assemblée nationale.
A l’image du Collectif Semons la Biodiversité (une myriade d’ONG allant de l’UNAF, aux croqueurs de carottes, en passant par la confédération paysanne) qui a envoyé une missive aux députés pour leur demander de déposer des amendements ciblant les semences.

Plus rusé, l’Appel de Poitiers a fait déposer un amendement à la rapporteur du texte Genevière Gaillard, député PS de Deux-Sèvres, demandant la “suspension de la culture de semences de colza et tournesol tolérante aux herbicides issues de la mutagénèse”.

Outre le fait que cet amendement sombre dans la caricature (les VTH – Variétés Tolérantes aux Herbicides conduiraient à une “atteinte irréversible de la biodiversité cultivées et sauvage”. Sic ! Croyez le sur parole : IR-RE-VERSIBLE puisqu’on vous le dit), ses conséquences, s’il venait à être adopté aurait un effet boomerang stupéfiant :
Le législateur devrait alors prendre un moratoire contre toute variété issue de la mutagénèse. Adieu le triticale chers aux bios, adieu le chèvrefeuille, adieu riz de Camargue et les mille et une variété utilisées en agriculture. Quant à la recherche publique, notamment l’INRA, elle se verrait… castrée. N’est-ce pas elle qui a développé la technique de la mutagénèse depuis de très nombreuses années (50 ans) ?

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Commentaires
  1. Mut
  2. roger