“ OGM : il y a ceux qui entretiennent la peur et ceux qui les croient ”

La meilleure arme pour les écologistes, c’est la caricature, en particulier des organisations soutenant la culture d’OGM en Europe.  Interrogée par le site actu-environnement, Yvette Dattée secrétaire générale de l’Association française des biotechnologies végétales (AFBV) maintient évidemment sa position favorable aux OGM tout en répondant avec précisions et nuances. « En fait, tout doit être analysé au cas par cas, espèce par espèce, le maïs ne va pas se comporter comme le colza ou comme la betterave. Dans chacun des cas, il faut aussi considérer le caractère introduit, donc si on parle de maïs résistant à la pyrale, les craintes environnementales sont nulles puisque le maïs ne se croise avec aucune autre plante présente en France et sur le territoire européen, même s’il peut éventuellement se croiser avec un autre maïs cultivé.»
Sur la question des résistances, pas de négation que cela puisse arriver mais simplement la préconisation de zones refuge : « Quand on cultive une variété tolérante à une maladie ou à un insecte, on sait qu’il peut toujours arriver que cette résistance soit contournée, donc c’est un mécanisme qui peut être normal et qu’on limite au maximum en créant ces zones refuges qui sont obligatoires. »
De même pas de position idéologique sur le colza OGM : « Pour l’exemple du soja génétiquement modifié pour résister à l’herbicide Roundup, la question se pose un peu différemment. Il peut y avoir des inconvénients car si on l’utilise de façon trop répétitive, on va voir apparaître des espèces adventices tolérantes au Roundup. Tout cela est une question de bonnes pratiques agronomiques. Il faut quand même faire des rotations, il faut périodiquement utiliser d’autres herbicides. «
Du bon sens, des bonnes pratiques agronomiques, des règles claires…pourquoi la France n’en serait pas t-elle capable ?

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Commentaires
  1. Wackes Seppi
  2. Bertrand
    • Rep la vor
  3. Vincent