Le cirque rodé des “anti-tout”

Nous en avons déjà parlé il y a quelques jours , depuis le début du mois de septembre, le chantier de construction d’un réservoir d’eau sur le Tescou (Tarn) est rentré dans sa phase opérationnelle. Après Notre Dame des Landes et sa ZAD (zone à défendre), les anti-tout se sont mobilisés pour empêcher les travaux avec pour objectif un abandon définitif du projet. Faut-il rappeler que celui-ci a reçu tous les feux verts ?
La tactique des anti-tout est simple : une force qui mène une guérilla dans la durée sur le terrain et les négociateurs (EELV, Confédération paysanne, etc.) qui rappellent le ban et l’arrière ban des militants écolos pour obliger la ministre de l’écologie à se positionner contre le projet. Et un classique dans ce type d’opération : une grève de la faim est lancée.
Ajoutons que le site Reporterre a ses envoyés spéciaux sur place et participe activement à la mobilisation, carte de presse à la main.
Nouvelle annonce hier : Ségolène Royal a désigné avec l’accord du Président du Conseil général du Tarn (!!!) deux médiateurs. Il apparait clairement que cette décision ne sera pas jugée satisfaisante. Il faut s’attendre à la poursuite de l’action jusqu’à l’obtention d’un arrêt des travaux. L’évacuation musclée du Conseil général va raffermir la volonté d’en découdre et les actions spectaculaires (avec des mises en scène)  sont en préparation. Bien entendu d’ici quelques jours, on ne parlera pas de moratoire du côté des pouvoirs publics, mais de concertation, de médiation etc. Mais l’objectif de la phase 1 du projet des anti tout sera atteint : l’arrêt du chantier. Un préalable pour reprendre le travail de sape et aller vers un abandon total.
Bref, une bonne pièce de théâtre ou plutôt un cirque où la fin est peut être écrite d’avance.
NB : la dernière déclaration de la ministre sur le dossier ne va pas rassurer la profession agricole :
« En déplacement à Rochefort (Charente-Maritime) le 7 septembre, Ségolène Royal a demandé à ce que le Conseil général du Tarn « vérifie que les conditions que le ministère met sur les retenues de substitution soient remplies ». La ministre « sera particulièrement attentive à ce que le projet permette d’assurer une gestion durable de la ressource en eau et ne participe pas au développement d’une agriculture intensive », a-t-elle indiqué dans un communiqué.

La fin de la déclaration « ne participe pas  au développement de l’agriculture intensive » indique clairement aux anti-tout que leur but est pratiquement atteint.

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Commentaires
  1. Laurent Berthod
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