Faut-il supprimer le conseiller scientifique de la Commission Européenne ?

A lire ce billet de Sylvestre Huet sur le  blog Sciences2 de Libération sur la question « Faut-il supprimer le conseiller scientifique de la Commission Européenne ? » qui agite depuis quelques semaines les mouvements écolo. Accusée d’être pro-OGM et industrie de l’agro-chimie, son occupante est déjà depuis quelques temps la cible des ONG. Et comme celles-ci n’y vont pas à moitié, elles demandent purement et simplement la suppression de son poste. Sylvestre Huet a le mérite de remettre les choses au clair quitte à être lapidaire : « Pendant plusieurs années, l’action d’Anne Glover n’a pas suscité grandes réactions. Puis, deux sujets ont tendu l’atmosphère: les plantes génétiquement modifiées et les perturbateurs endocriniens. Dans un premier temps, des ONG ont réclamé sa démission. Puis la suppression du poste, dans une lettre à Jean-Claude Juncker, prétendant que le «mauvais conseil» provient non d’un mauvais choix personnel de la conseillère mais du poste lui-même qui, étant unique, comporterait per se l’incapacité à élaborer un conseil reflétant les incertitudes ou les pluralités possibles de la science. Un argument qui aurait été valable s’il avait été émis en 2009… et à chaque fois qu’Anne Glover a pu donner un «conseil» correspondant aux désirs de ces ONG, par exemple sur le climat. Et surtout pas lorsqu’il vient après des accusations totalement infondées, comme celle de Corinne Lepage ayant stigmatisé Anne Glover comme ancienne employée de la firme Monsanto lors d’une conférence de presse (l’ancienne ministre a ensuite présenté ses excuses). »
Pour résumer, quand ça va dans le sens des ONG, aucun problème mais quand Anne Glover va à leur encontre, on veut  supprimer son poste.
Et Sylvestre Huet de rappeler le rôle indispensable de ce type de conseillers à qui cependant l’on prête un pouvoir qu’ils n’ont pas. « Les protestations quant au principe même du poste sont peu crédibles, car elles ne sont exprimées que lorsque le conseil (réel ou supposé) déplait. Surtout, il vaut mieux un conseiller scientifique officiel, dont le travail est relativement connu et transparent (même si ses conseils ne sont pas nécessairement publics), qu’un conseiller occulte ou simple membre du cabinet. On a attribué à certains conseillers de l’Elysée des pouvoirs d’influence très importants sur des décisions (nominations, financements…). »

Pour un lecture complète :http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2014/09/conseiller-scientifique-du-pouvoir-politique.html

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Commentaires
  1. Wackes Seppi
  2. Penicillium roqueforti
  3. Zygomar
  4. roger
  5. roger