Pesticides : le Nouvel Obs redécouvre le fil à couper le beurre. Et en fait un scoop !

Le Nouvel Obs de cette semaine publie un article qui aurait pu être… très bon sur « la fin des pesticides ». Il aurait pu être très bon car il vante les mérites du biocontrôle et les solutions comme la confusion sexuelle en arboriculture. Mais le journaliste ne peut s’empêcher de tomber dans des poncifs du type : l’ère du tout chimique, c’est fini… il faudrait que le bio représente 10% des surfaces en 2020… c’est vraiment dommage que les PME spécialisées dans le biocontrôle soient rachetés par les géants de l’agrochimie… etc…

Au fait, la rédac du Nouvel Obs, elle vit dans quel monde ? Les agriculteurs n’ont pas attendu le magazine pour se mettre aux méthodes alternatives qui – soit dit en passant – sont complémentaires aux phytos. On ne peut pas se passer de pesticides pour produire. Même un François Veillerette, chevalier blanc anti-pesticides et grand fournisseur d’info du Nouvel Obs– pourrait le dire.  Pour un journaliste qui tient la rubrique agricole, découvrir ces méthodes en 2014 est une aimable plaisanterie. Ça fait des dizaines d’années, que les filières les mettent en place quand celles-ci fonctionnent. C’est comme si un paysan écrivait un article pour dire que « c’est merveilleux, et oui, le nouvel Obs utilise désormais les réseaux sociaux, les journalistes ont recours à des méthodes complémentaires (ils vont sur le web d’un côté, ils passent des coups de téléphones pour vérifier leurs sources…). Oui, l’ère du stylo à bille c’est fini : les journalistes ne les utilisent presque plus pour pondre leur papier … » Un paysan n’écrirait pas de telles inepties… Il n’oserait pas. Mais au siège du Nouvel Obs dans le 2e arrondissement de Paris, on s’adresse à l’arrondissement du dessus, le 18e qui lui aussi n’a pas vu sur des champs. Et ça passe.

Au fait, faut-il se lamenter que les majors de la chimie rachètent ou s’allient avec des PME branchés sur le biocontrôle ? Pour lancer des solutions vraiment efficaces dans ce domaine, il faut des moyens financiers. Qui les a ?  L’INRA ? Le Ministère de l’agriculture ? Pas sérieux ! Si on veut que les agriculteurs utilisent de telles méthodes, il faut s’en donner les moyens. Donc bienvenue aux multinationales qui développent ces méthodes et qui fournissent déjà par ailleurs l’agriculture biologique…

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