Néonicotinoïdes : La manipulation du Monde

La publication du dernier article de Stéphane Foucart dans le journal de référence montre à quel point il est facile de prendre les lecteurs pour des imbéciles. Dans la dernière partie de l’article, celui-ci reprend une publication anglaise démontrant que l’utilisation croissante de néonicotinoïdes n’a pas de lien avec une augmentation du rendement par ha. Le graphique montre une hausse de l’utilisation des néonicotinoïdes avec une stabilité du rendement/ha. Cette absence de lien provoque chez notre journaliste une déprime largement partagée par les lecteurs du Monde.


Mais, en regardant de plus près ce graphique, on s’aperçoit qu’il s’agit d’une véritable manipulation puisqu’il met en parallèle les rendements sur colza/ha avec l’utilisation de néonicotinoïdes en tonnages sur toutes cultures, dont le colza et blé ne sont qu’une partie. Ce graphique est donc absurde. Il ne prend pas non plus en compte l’augmentation des surfaces de cultures cultivées avec les néonicotinoïdes (maïs, pomme de terre, culture légumière; etc).
Ajoutons que les néonicotinoïdes utilisés en traitement de semences se substituent à des traitements en foliaires pendant la phase de développement de la plante. L’utilisation des néonicotinoïdes ne vise pas automatiquement une augmentation du rendement. Un enrobage bien fait permet au contraire de réduire la quantité de matières actives utilisées par ha, de sécuriser le producteur, de réduire le nombre de traitements… Stéphane Foucart pourrait interroger les producteurs de colza qui depuis la suppression de Cruiser OSR ont parfois fait 2 traitements à l’aide de pulvérisateurs avec des pyréthrinoïdes durant le mois de septembre ou octobre contre des insectes (altises, pucerons, …). En faisant une simple règle de trois on peut démontrer qu’à rendement équivalent, on peut diminuer la quantité de pesticides utilisés. Une règle de trois… oh la la….cela devient compliqué pour Monsieur Foucart.

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Commentaires
  1. Bebop76
    • Laurent Berthod