Séralini désavoué par la communauté scientifique

C’est une véritable bombe qui vient d’exploser au sein de la communauté scientifique. Cas rarissime, l’étude de Gilles-Eric Séralini sur la toxicité des OGM publiée en novembre 2012 par la revue « Food and Chemical Toxicology » va être « dépubliée » par cette même revue. Pourquoi ? Parce que « les résultats présentés (bien que non erronés) ne sont pas concluants. Pas au point d’atteindre le seuil requis pour publication » estime le rédacteur en chef, A. Wallace Hayes. Pour Alain Franco, correspondant du Point à Bruxelles et auteur d’un article à ce sujet, il s’agit d’une « procédure infamante qui revient à faire disparaître la recherche aux yeux de la communauté scientifique. »

Sans surprise, Gilles-Eric Séralini n’a pas tardé à contre attaquer, non pas sur le plan scientifique mais sur le plan médiatique. Il faut dire que c’est un expert en communication. Il avait d’ailleurs préparé un plan de com’ très soigné à l’occasion de la publication de son étude l’an dernier. C’est donc au Parlement européen, sous la houlette de Corinne Lepage, que Gilles-Eric Séralini a relancé la théorie du complot en jouant une nouvelle fois un air de victimisation. « Il s’agit d’une nouvelle attaque contre mon travail, qui s’inscrit dans une campagne de diffamation lancée par Monsanto, le producteur des deux produits que j’ai étudiés. » Une autre explication est avancée par Gilles-Eric Séralini : la « dépublication » de son étude serait le fruit d’une action de Monsanto via la nomination il y a quelques mois de Richard E. Goodman, ancien salarié de la firme, en qualité de « rédacteur en chef associé » de la revue « Food and Chemical Toxicology ».

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Commentaires
  1. JG2433
  2. bob
  3. Wackes Seppi
  4. Karg se
  5. Daniel
    • Laurent Berthod
    • roger
  6. Laurent Berthod
  7. Karg se
    • Karg se