Perturbateurs endocriniens : des assoces veulent la peau de Bathot

28 associations viennent de lancer un appel contre les perturbateurs endocriniens. 28, cela fait beaucoup. Sauf qu’à y regarder de près, ce sont toujours les mêmes. Et elles ne représentent pas grand monde. « Le site inter-associatifs » présente de manière solennelle : « nous associations de promotion de la santé environnementale » ( !), « de protection de l’environnement, association de malades, de consommateurs, mutuelles, syndicats, associations familiales et de parents d’élèves, associations de médecins »… Tout cela au pluriel sauf que certaines assoces sont bien seules dans leur domaine. Quant à l’association familiale, on la cherche toujours parmi les signataires. Bref, ces assoces crient haro aux perturbateurs endocriniens. Et exigent que la SNPE (Stratégie Nationale sur les Perturbateurs Endocriniens) intègrent leurs exigences.

Il est intéressant de noter que la technique de communication est toujours la même. D’abord, c’est comme les manifestations ultra gauche et alter : il y a toujours plus de logos d’assoces qui appellent à manifester que de manifestants. Là c’est pareil avec un goût exclusif pour les assoces ayant des liens consanguins. Ensuite un jargon propre aux écolos (on vous laisse lire, c’est ici, si le coeur vous en dit). Ce qui ce dégage surtout, c’est une charge contre Delphine Bathot. Celle-ci rechignerait à reprendre l’engagement des mesures réglementaires sur les phtalates, elle aurait mis à la trappe des décrets d’application liés à la loi sur les BPA »… etc… Selon ces mêmes assoces, « la France ne tient pas son rôle dans les négociations européennes actuelles qui visent à établir des critères d’identification des PE ». La faute à qui ? A Delphine. Pourtant jusqu’à maintenant la dite Delphine s’est couchée devant de très nombreuses revendications écolos. Bon si vous ne l’avez pas compris, les écologistes pourfendent l’actuelle ministre de l’écologie pour placer, lors d’un prochain remaniement, une verte, une vraie. Bref, une EELV. Y a que ça de vrai !

Plus sérieusement, il n’y a toujours pas de définition officielle d’un perturbateur endocrinien. Car la définition n’est pas simple. De leur côté, les écolos, eux, ne font pas dans la dentelle : « La France doit soutenir une définition la plus inclusive possible ». Chiche ?  Il faut donc supprimer le soja, les antalgiques comme le paracétamol, l’aspirine. Et surtout la pilule féminine. Mais de cela chut nos escrolos n’en disent mot. Prenons les vraiment au mot : il faudrait que ces assoces demandent des études sur le cannabis comme perturbateur endocrinien… histoire d’en avoir le coeur net !

Le site inter-associatifs d’associations citoyens-citoyennes éclairés (forcément !) qui veulent la peau de  la méchante Bathot : www.stop-aux-pe.org

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Commentaires
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