Pesticides : les approximations du journal le Parisien

Depuis 2 mois les associations environnementales rameutent la presse sur le dossier épandage aérien. Il n’en fallait pas plus à Frédéric Mouchon pour rajouter sa sauce. C’est fait avec trois quart de pages du Parisien consacré à la question. La longueur de l’article n’est malheureusement pas proportionnelle à sa pertinence. « Coup de napalm sur la biodiversité », « largage » d’insecticides, les mots claquent mais la terminologie, elle, n’est pas franchement scientifique, ni même journalistique.
Comme toujours, beaucoup de place pour les opposants. Les autres prises de paroles favorables servent de bouche-trou. Le pire est sans doute l’absence totale de recul par rapport aux données annoncées : 60% de mortalité d’abeilles (d’où sort ce chiffre ?), l’alternance des cultures comme seule alternative aux épandages (peut-être pour des jardiniers du dimanche ?). Aucune enquête non plus sur les personnes interrogées. Olivier Fernandez, « Président des apiculteurs de Midi-Pyrénées », celui qui nous annonce 60% de mortalité d’abeilles est …étudiant en droit à l’université Capitole de Toulouse. C’est lui qui assure principalement la propagande des écolos contre les phytos dans la région avec des chiffres plus irréalistes les uns que les autres.
Encore une fois, ce n’est pas par plaisir que  les agriculteurs font appel à ces techniques. Quand la lutte biologique peut être utilisée, ils le font. Ce n’est déjà pas facile pour le maïs, imaginez ce que c’est pour des châtaigneraies ! La Châtaigneraie du Limousin pourrait utiliser une solution biologique homologuée en épandage aérien mais n’a pas de dérogation préfectorale…

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Commentaire
  1. Laurent Berthod