Le secret de la réussite de Jeannie Longo

Dans son édition du 13 septembre, L’Equipe révèle que Patrice Ciprelli, le mari et entraîneur de la championne cycliste Jeannie Longo, se serait procuré de l’EPO en avril 2007. En tout cas, c’est ce qu’affirme Joe Papp, reconnu coupable de dopage en mai 2006 et organisateur d’un réseau de vente de produits dopants : « J’ai vendu de l’EPO à Ciprelli à cette époque. Il a spécifiquement et directement demandé sur notre site ce que lui coûteraient 80.000 iu (unités) d’EPO livrées en France. Il a d’ailleurs indiqué que c’était pour sa femme. » Selon les échanges d’emails entre les deux parties, il semble bien qu’il y a eu livraison effective de l’EPO en provenance de Chine. Evidemment, l’histoire ne dit pas ce que Patrice Ciprelli a fait de ces produits, en l’occurrence s’il les a utilisé pour sa femme. Nous imaginons qu’une enquête sera diligentée pour éclaircir cette affaire.

Reste qu’il faut être prudent. Peut-être que tout cela n’est que des mesquineries de journalistes pour salir la cycliste française 13 fois championne du monde et aux 44 titres de championne de France, 30 médailles olympiques et 675 victoires et record du monde de l’heure. Car si en juin dernier, « Super Jeannie » a remporté à l’âge de 52 ans son 58e titre national, elle a depuis longtemps expliqué le secret de ses performances et de sa longévité : la nourriture bio ! Comme elle l’a confié au JDD, son livre de chevet est Nous redeviendrons tous paysans, de Philippe Desbrosses, et elle a même été conviée à intervenir aux Entretiens de Millançay de l’année dernière. Dans ses ouvrages et dans les médias, Jeannie Longo ne perd jamais une occasion pour donner la raison de son succès : « Je suis bio. Mon corps ne supporte pas la chimie. » Et même d’adopter un ton plus militant : « J’attends une prise de conscience des élus et des agriculteurs traditionnels du fait que l’on est allé trop loin dans l’utilisation d’engrais et de pesticides, dans l’agriculture intensive. Le problème, c’est qu’il y a l’industrie chimique derrière. Certains ont traité les pommes de terre jusqu’à quinze fois cette année. Il faut arrêter cette folie. » Elle avertit aussi : « Les vrais risques alimentaires existent depuis que la chimie est entrée dans notre alimentation. Cherchons donc des produits vivants, naturels, non traités. Le label AB garantit moins de risques et plus de saveur. Le rendement étant moins important et le coût de production plus élevé, cela se ressent sur les prix. Mais on y gagne encore si l’on veut bien préparer soi-même des bons aliments bio au lieu d’acheter des surgelés (sic). D’autre part, alors que les mauvaises habitudes alimentaires peuvent entraîner des maladies graves, cardio-vasculaires, diabète, obésité, allergie, et même le cancer, on est mieux protégé avec une alimentation saine. Et, à long terme, on rattrape le prix du bio par une économie énorme de soins médicaux. La sécurité sociale y trouve aussi son compte. »

Vu la carrière remarquable de Jeannie Longo, on se demande pourquoi tous les sportifs ne sont pas devenus, eux aussi, des adeptes du bio…

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Commentaires
  1. GFP
  2. pecqror
  3. yvesdemars
  4. Laurent Berthod
  5. pecqror
  6. jardinage