Hulot règle ses comptes

« A l’instant où le candidat ou la candidate sera choisi, je serai dans le constructif et le positif. » C’est ce que déclarait Nicolas Hulot au Monde entre les deux tours de la primaire de l’écologie le 4 juillet dernier. Il cherchait à l’époque à sauver sa campagne et entendait ainsi convaincre les militants écologiste de son ancrage politique « écolo » : comprenez, de gauche. Moins d’une semaine après, le 10 juillet, Nicolas Hulot recevait chez lui des journalistes du magazine Bretons. A l’époque, il savait que les carottes étaient cuites et que les militants avaient décidé de confier à Eva Joly leur destin présidentiel.

L’animateur télé laisse alors s’exprimer toute sa rancœur vis à vis d’Europe Ecologie. Pas seulement vis à vis des électeurs, mais aussi et surtout vis à vis des cadres : « De Jean-Vincent Placé à Dany Cohn-Bendit, en passant par Cécile Duflot et Noël Mamère, ils n’ont cessé de me demander de les rejoindre. Mamère m’a dit que j’étais le seul candidat possible. »

Et patatras ! Hulot est renvoyé illico à son hélico par l’écologie politique qu’il pensait pourtant savoir dompter. “Est-ce que j’apporte quelque chose à Europe Écologie ? Si je ne leur apporte pas grand-chose, cela ne sert à rien d’insister. Il vaut mieux que je reprenne une autre forme d’engagement.”

Pour Hulot, les choses commencent à s’éclaircir. A peine arrivé chez EELV qu’il se dirige déjà vers la porte de sortie. Pour lui, 2012 ne rimera pas avec EELV ni avec Eva Joly. Redeviendra-t-il animateur télé ? Suivra-t-il Jean-Louis Borloo ? Les possibilités ne sont pas illimitées pour lui. Un nouveau pacte écologique est tout simplement impensable. Reste enfin la solution du silence. Attendre et sortir de sa réserve si les conditions sont réunies. C’est ce qu’on appelle l’opportunisme.

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Commentaires
  1. yvesdemars
  2. Alzine
  3. Alzine