Hulot manque de lisibilité

Invité ce matin sur RTL, Nicolas Hulot a répondu aux questions des auditeurs. Sans surprise. Mais la fin de l’exercice était pour le moins étonnante (voir la fin de la vidéo). A la question du journaliste « L’impôt sécheresse, ça peut être une solution pour aider les agriculteurs ? », voilà ce que le candidat à la primaire d’EELV a répondu (nous n’avons pas touché au texte) :

« Enfin, écoutez, voilà, on va commencer à rentrer aussi dans l’économie. Hein ! Les changements climatiques vont avoir des coûts. Plus on attend, hein, plus on attend, c’est ce qu’avait dit le Rapport Stern, plus ça va coûter cher, que ça soit les citoyens qui le prenne en charge, de toutes façons à un moment ou à un autre, c’est nous qui payons. Voilà. Et donc ça c’est ce que j’appelle les fameuses externalités négatives, c’est que… Ce qu’avait dit Stern, sur les changements climatiques, si on anticipe, c’est 1 point de PIB, si on laisse les phénomènes se développer, c’est 5, 6, 7 points de PIB. Moi je suis le premier désolé de ce qui arrive, mais pardon de le dire, tout ça on l’avait prévu, et ça ne va cesser de s’amplifier. Donc il y a un moment ou un autre, il faut s’attaquer au modèle. Parce que si on a nos engagements de division par 4 des émissions de gaz à effet de serre, c’est pas en continuant à modèle identique en construisant de nouveaux aéroports pour augmenter le trafic aérien, en construisant de nouveaux autoroutes, en faisant du TGV d’une manière quasiment sans limite. Il y a un moment ou un autre où il va falloir se limiter. Mais se limiter, pardon de le dire, mais là aussi il faut pas y voir, comment dire, une entrave à la liberté. La limite, c’est la condition de notre liberté. »

On apprend donc ce matin que Nicolas Hulot avait prévu la sécheresse que connaît la France et que subissent les agriculteurs depuis de trop longues semaines. On apprend aussi que le coût du changement climatique pourra être de 4 à 7 points de PIB, ce qui n’est pas franchement précis. Et puis la fin est carrément étonnante, puisque Nicolas Hulot sort du sujet (l’impôt sécheresse. Il n’aura finalement jamais répondu à la question) pour critiquer le développement… des TGV. On en perd notre latin. Je croyais qu’il fallait prendre les transports en commun et non sa voiture, mais il faut visiblement se détourner également du train. On attend donc le Tour de France avec impatience en juillet prochain. Ironie de l’histoire, c’est grâce aux caméras embarquées sur un hélicoptère que nous pouvons suivre à la télévision le Tour. Mais ça, question hélico, Hulot en connaît un bon rayon.


Nicolas Hulot, candidat à la primaire d’Europe… par rtl-fr

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Commentaires
  1. diversité
  2. Laurent Berthod