Cécile Duflot : portrait

Ecolopedia vient de publier récemment une fiche consacrée à Cécile Duflot. Alors que l’actualité politique est dominée par l’affaire DSK, les partis restent mobilisés pour préparer les échéances de 2012 : présidentielle et législatives. En qualité de Secrétaire nationale d’Europe Ecologie-Les Verts, Cécile Duflot est bien entendu au coeur des tractations entre les partisans de Nicolas Hulot et ceux d’Eva Joly pour porter les couleurs des écologistes à la présidentielle. Mais elle est aussi au coeur de négociations entre les différents courants d’EELV, et particulièrement entre sa vision et celle de Daniel Cohn Bendit dont les médias n’ont pas manqué ces dernières semaines de souligner les divergences profondes. Peu intéressé à titre personnel par la bataille présidentielle et surtout convaincu de son inutilité politique pour EELV, Daniel Cohn Bendit milite pour privilégier un accord avec le PS pour obtenir un groupe parlementaire à l’Assemblée Nationale. Si une cinquantaine de députés écologistes semblent impossible à négocier avec la rue de Solférino, en avoir une trentaine est sans doute plus réaliste pour Dany.

Pour mieux comprendre la personnalité de Cécile Duflot et l’influence de son parcours sur les négociations en cours, sa fiche est en ligne (cliquez ici).

« Cécile Duflot reprend le credo écologiste habituel, expliquant qu’elle est «pour une décroissance sélective et équitable. Il faut anticiper la raréfaction. Réguler les ressources naturelles. De toute façon, si l’on poursuit le mode de développement actuel, il faudra trois planètes pour satisfaire les besoins !» Cependant, elle n’est pas issue de la culture écologiste militante. De par son éducation, elle reconnaît être une «catho de gauche», une expression qu’elle associe «à la solidarité, au partage, à l’éthique de responsabilité». Elle estime que l’écologie politique est «contradictoire avec certaines valeurs de droite : la compétition, le refus du partage des richesses, le « travailler plus pour gagner plus », « chacun peut s’en sortir s’il le veut »…», précisant qu’elle connaît «bien les Évangiles car je les ai lus et je reste très sensible à leur esprit». Au grand désarroi de personnalités comme les frères Cohn-Bendit qui veulent un élargissement du mouvement écologiste, Cécile Duflot plaide pour un fort ancrage à gauche, même si elle affirme que «le Parti socialiste et l’UMP sont tous deux infusés par la logique du productivisme». Cécile Duflot est donc perçue par certains écologistes comme celle qui freine l’élargissement, en imposant à EELV un contrôle bureaucratique de l’ancienne équipe dirigeante des Verts. Alain Lipietz n’hésite pas dire que «la direction sortante (Cécile Duflot, Jean-Vincent Placé et leurs amis) a mis en place une structure oligarchique. Ils ont évidé la démocratie ou, plutôt, ils l’ont suspendue au prétexte des négociations « complexes » pour la constitution des listes régionales, puis de la direction d’Europe Ecologie-Les Verts». Cécile Duflot pense également que «la candidature écologiste à l’élection présidentielle est indispensable» et conditionne un accord législatif et gouvernemental avec la gauche à «la sortie du nucléaire, une écofiscalité, la proportionnelle, l’abandon de la réforme territoriale et de celle des retraites». Par ailleurs, le Canard enchaîné l’a épinglée quand, à Noël 2009, Cécile Duflot est partie en vacances avec son compagnon aux Maldives, soulignant un «bilan carbone catastrophique». »

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Commentaires
  1. wackes seppi
    • Laurent Berthod
  2. karg
  3. Laurent Berthod
  4. Laurent Berthod
  5. Laurent Berthod