Décroissance : le mot tabou pour Séralini ?

Nouvel exemple du militantisme écolo avec Gilles-Eric Séralini qui délaisse son laboratoire pour mobiliser les militants de l’association Consomm’acteurs et du Collectif 43 sans OGM. Et son titre de gloire, c’est avant tout son combat contre Monsanto. Non pas les fruits d’une recherche scientifique qui passe à l’as, mais bien le fait d’avoir osé défier le grand méchant loup qu’est Monsanto.
Mais toute la difficulté pour Gilles-Eric Séralini, c’est de contenter toutes les cibles de son public lors ces multiples conférences qu’il donne comme le week end dernier en Haute Loire. Selon Le Progrès, « il a également dressé un constat peu ragoûtant de la santé des organismes vivants de la Planète. Selon lui, ils sont intoxiqués par des dérivés pétroliers, responsables de nombreux dysfonctionnements cellulaires très graves et mettant en péril la survie des espèces. » Problème, dans ce cas de figure, les agriculteurs-pollueurs n’y sont pour rien. Qu’a cela ne tienne, « il a pointé du doigt l’utilisation intensive de certains produits. » Comme ça, on ne sait pas de quoi il s’agit mais l’essentiel est ailleurs : tout le monde est content. « Gilles-Éric Séralini incrimine une industrie chimique aveugle, qui surfe sur l’incapacité des états à sortir d’un système basé sur le productivisme et qui jauge son degré de développement en s’appuyant sur des indices qu’il considère « d’un autre âge » » Voilà bien le fond de la pensée de Séralini : « PNB et PIB sont des indications héritées du XVIII e siècle qui ne sont plus à mêmes de mesurer notre qualité de vie ».

Dès lors, une seule théorie tient la route. Oui, mais non. « Gilles-Éric Séralini aura réussi la prouesse de ne pas prononcer le mot « décroissance » » précise Le Progrès en guise de conclusion.

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Commentaires
  1. wackes seppi
  2. miniTAX
  3. Laurent Berthod
  4. zygomar