Marie Monique Robin et La Découverte

Le prochain livre de Marie Monique Robin, « Notre poisons quotidien », sera disponible dans quelques semaines dans les librairies. L’auteur reste fidèle à son éditeur, La Découverte, où elle avait déjà publié « Le Monde selon Monsanto », « L’école du soupçon » ou encore « Escadrons de la mort, l’école française ».

Rien de bien étonnant que cette belle histoire qui lie MMR et La Découverte. Le directeur de cette maison d’édition est en effet François Gèze. Militant gauchiste engagé en mai 68, il a démarré sa carrière au Cedetim, le Centre d’études anti-impérialistes dont le directeur, Gustave Massiah, est également le vice-président d’ATTAC France. Selon Le Journal des Alternatives (site québécois de tendance alter), « le jeune révolutionnaire qu’est alors l’éditeur de La Découverte est surtout marqué par l’Amérique latine. Ingénieur et journaliste de formation, le « camarade » s’investit dans la formation d’un comité de soutien à la lutte révolutionnaire au Chili et d’un comité de soutien au peuple argentin. Il passera ensuite un an et demi en Argentine. « Nous étions la nouvelle génération, après l’Algérie, souligne François Gèze. La France néocoloniale était au cœur de notre action, nous agissions en solidarité avec toutes les luttes de libération : l’Angola, la Palestine… » ».

Curieusement, Marie Monique Robin a, elle aussi, un penchant pour l’Argentine et l’Amérique Latine où elle s’est rendue plus de 80 fois selon Wikipedia (attention à l’empreinte écologique !).

Toujours selon Le Journal des Alternatives, « Pour François Gèze, le terme « gauchiste » renvoie aux mouvements de ses jeunes années. Des mouvements qui, selon lui, étaient complètement coupés de la société. « Aujourd’hui, les nouveaux mouvements sont dans la société. » Il fait ici référence aux mouvements altermondialistes. « Une nouvelle génération qui s’intéresse au monde, mais qui est aussi fragile et parfois simpliste, qui peut avoir une vision très manichéenne. » Ce qui n’a pas empêché l’éditeur de publier José Bové. » Peut-être pour rendre hommage à son action altermondialiste. Mais on ne vit pas d’amour et d’eau fraiche. François Gèze a donc dû faire un choix face aux difficultés économiques de sa maison d’édition il y a quelques années : « cesser d’exister, ou accepter d’être rachetée par la multinationale Vivendi. La deuxième solution est retenue et François Gèze est plus que jamais convaincu d’avoir pris la bonne décision. « Cinq ans plus tard, nous n’avons subi de pressions éditoriales d’aucune sorte. Ça se passe très bien. Ce qui compte, ce sont les bouquins. » » Et accessoirement de militer en publiant MMR et en la soutenant dans le combat des alters contre « l’industrie » en général, selon la dialectique de MMR qui n’hésite pas à mettre tout le monde dans le même panier, (sauf Vivendi car elle cible les industries agro-alimentaires). C’est sans doute ce qui décrédibilise son discours.

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Commentaires
  1. Bruno
  2. wackes seppi
  3. zeppe
    • Penicilliumroqueforti
  4. Bruno
  5. anton suwalki