Du lobbying à la politique

Selon Jean-Paul Besset, Nicolas Hulot « a derrière lui trois années de lobbying politique sur le Grenelle de l’environnement, la taxe carbone ou Copenhague et ça a fait pschitt. Je suis sûr que s’il n’y va pas (NDLR : à la Présidentielle 2012) , il renoncera au choix politique, y compris au lobbying.« 

Nicolas Hulot se prépare donc pour 2012 sans savoir s’il sera ou non candidat. Comme le résume un de ses proches dans le JDD, « Nicolas s’angoisse. Il se dit: ‘Si j’y vais pas, je peux être un salaud, et si j’y vais, je peux être une imposture' »

Il poursuit néanmoins ses « consultations ». La semaine dernière, il a rencontré Cécile Duflot puis Jean-Vincent Placé avant de dîner avec Jean-Louis Borloo. C’est la force d’Hulot sur le plan du lobbying qui se transforme en faiblesse  en politique. Il ne pourra mener une campagne au centre qui est déjà bien encombré politiquement (Morin, Bayrou, de Villepin, Borloo…). En outre, ce serait incompatible avec l’ancrage à gauche d’EELV. Ce qui fait dire à Noël Mamère, « qu’il souhaite être le candidat d’Europe Écologie, c’est légitime, il a contribué d’une manière décisive à faire avancer les idées écologistes dans la société. Il ne faut pas qu’il refasse le coup de 2007. Car il y a une condition politique : les écologistes s’inscrivent dans une alternative au sarkozysme. On ne peut pas avoir un candidat qui nous fasse le remake du ni droite ni gauche.« 

 

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  1. Pecqror