Alimentation : contre indication médiatique

Le site Doctissimo nous livre aujourd’hui un article intéressant sur le bio, à l’heure où Génération Futures emmenée par François Veillerette renforce les peurs autour de la qualité de notre alimentation, où plus exactement de celle de nos enfants pour faire encore plus peur.

« Vous mangez bio, ou vous êtes plutôt contre ? Respect de l’environnement ou qualité nutritionnelle, quelles sont vos arguments ? La « valeur » du bio est un sujet sensible qui fait toujours débat, et la communauté scientifique est généralement assez dubitative.

En 2003, un rapport de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) concluait que la composition nutritionnelle des aliments issus de l’agriculture biologique ne différait pas beaucoup de celle des aliments issus de l’agriculture conventionnelle. Et depuis 7 ans, une centaine d’autres d’études ont été publiées, dont voici les conclusions :

Pesticides
Pour les pesticides (interdits en AB), le taux de dépassement des limites maximales de résidus est plus faible pour les produits bio (1,24 % contre 4 %). Ce qui montre que les taux de résidus de pesticides dans les aliments non bio sont de 96 % inférieurs aux limites acceptables, elles-mêmes fixées avec une très grande marge de sécurité !

Nitrates
Concernant les nitrates, certains légumes de l’agriculture conventionnelle peuvent en être plus riches. Même si la toxicité des nitrates a été remise en cause il y a quelques années.

Mycotoxines
On n’observe pas de différence entre bio et non bio pour ce qui est des mycotoxines (sécrétées par les moisissures) et des concentrations en métaux lourds (dont le risque de contamination est limité).

Magnésium
Certains légumes bio seraient plus riches en magnésium, mais toutes les études sont contradictoires, et on ne peut rien affirmer de certain.

Vitamines/Antioxydants
On a peu de données sur les vitamines, sauf une tendance favorable au bio pour la vitamine C et les antioxydants dans les fruits et légumes. Mais les végétaux bio ont aussi une teneur plus faible en caroténoïdes.

Protéines / Lipides
Les céréales AB sont plus pauvres en protéines. Les produits AB d’origine animale sont souvent plus riches en certains acides gras polyinsaturés, du fait de l’environnement herbeux et du parcours en plein air : des conditions réalisables aussi en agriculture conventionnelle. Quelques études montrent une teneur globale en lipides diminuée chez des poulets AB, mais les différences semblent dues surtout à l’âge des animaux.

CONCLUSION
L’exposition à certaines substances peut être diminuée par le bio, mais son intérêt concerne surtout l’environnement. Sur le plan nutritionnel, les teneurs en glucides, minéraux et oligoéléments sont comparables pour les deux types d’agriculture. Au total, les différences observées entre aliments AB et AC restent faibles et n’ont aucune répercussion significative sur la nutrition et la santé.

Bref, l’argument en faveur du bio, c’est plutôt le respect de l’environnement, les conditions de travail des agriculteurs, et la condition de vie des animaux. »

Une analyse qui va à contre courant des messages d’inquiétudes relayés depuis ce matin par les médias.

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Commentaires
  1. Laurent Berthod
  2. JG2433
  3. rageous
  4. pecqror
  5. Laurent Berthod
  6. wackes seppi
  7. miniTAX
  8. Daniel
  9. Laurent Berthod
  10. miniTAX
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  12. ME51
  13. miniTAX
  14. Laurent Berthod
  15. ME51
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