OGM : Séralini en fait trop

 

On connaît bien le fonctionnement de Gilles-Eric Séralini, le chevalier blanc de la lutte contre les OGM. Alors, sans être surpris par l’article du CRIIGEN publiée il y a quelques jours dans l’International Journal of Biological Sciences, force est de reconnaître que les limites sont dépassées. L’équipe coordonnée par Gilles-Eric Séralini remet tout simplement en cause l’indépendance et l’expertise scientifique des comités d’évaluations tels que l’EFSA sur les OGM. Pour le CRIIGEN, les risques sanitaires ne sont pas pris au sérieux dans les études de l’EFSA.

Jouer à David contre Goliath en passant pour le faible qui ose défier l’institution, c’est une vielle habitude chez les militants anti-OGM. Rien de neuf, même si là, Séralini n’y va pas par le dos de la cuillère.

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Catégorie : Lobbying écolo
  • diversité a dit :

    je trouve intéressant de faire un parallele entre Séralini et Claude Allégre.
    Tous les 2 s’opposent à la science majoritaire: Allegre contre la théorie du changement climatique d’origine anthropique, Séralini contre le processus d’évaluation des OGM en EU.
    Mais alors pourquoi un traitement différent dans la presse : haro contre Allégre et une oreille attentive voir complaisante ( ex : Hervé Kempf)pour Séralini ?????

      

  • karg a dit :

    Allègre n’est pas en accord avec la bienpensance générale. Mais on peut aussi souligner qu’il a offert ses testicules à l’Académie, même si c’est bien postérieur aux lynchages. Les médiats suivent le vent, et les manipulateurs d’opinion ne sont pas dans le camps des OGM.

      

  • wackes seppi a dit :

    Nous vivons, particulièrement en France, dans une société neurasthénique et dépressive qui se vautre dans le plaisir masochiste à l’écoute ou la lecture de mauvaises nouvelles. Les médias contribuent grandement, puisque l’apocalypse n’a pas besoin d’être démontrée ; il suffit d’affirmer.

    Dans ce système, Séralini est in, Allègre, out. En fait, Allègre n’existe que par ses outrances… et ses outrances résultent de son besoin d’exister.

    Dernier exemple de prêchi-prêcha : la FAO vient de publier un gros « rapport » sur les ressources génétiques. Voici comment il est « vendu » (http://www.fao.org/news/story/fr/item/46803/icode/) :

    « La diversité génétique des plantes que nous cultivons et consommons — et des espèces sauvages apparentées — pourrait disparaître à jamais, compromettant ainsi la sécurité alimentaire future, à moins que des efforts extraordinaires soient déployés non seulement pour préserver la biodiversité mais aussi pour l’utiliser, plus particulièrement dans les pays en développement.

    Tel est l’un des principaux messages du deuxième rapport de la FAO: L’Etat des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture dans le monde, le premier rapport ayant été publié en 1998. »

    Les progrès réalisés ? Les travaux à entreprendre ? Les « communicants » s’en tapent.

      

  • zygomar a dit :

    « Il s’agit purement et simplement d’une association écologiste anti-OGM dont la structure permet à Gilles-Eric Séralini et son équipe de produire des études mettant en doute l’innocuité des OGM et critiquant virulemment les méthodes d’évaluation de ces nouvelles plantes. Car en entrant dans son laboratoire, M. Séralini oublie allègrement d’enlever sa casquette de militant anti-OGM et se fixe comme objectif non pas d’établir si oui ou non un tel OGM est toxique mais bien, influencé sans doute par l’avocate Corinne Lepage, d’instruire un procès à charge contre les OGM »

    Ci-dessus un extrait de la « notice biographique » de Séralini disponible sur ce site.

    Quand on reprend tous les articles publiés par l’équipe de Séralini (pas seulement sur les OGM mais aussi sur le glyphosate/Roundup et peut être aussi sur l’aspartame, je ne suis pas sûr, produits qui par une bizarre coïncidence sont tous des produits Monsanto), on s’aperçoit que les protocoles suivis et les interprétations des résultats obtenus montrent la démarche suivie par Séralini: au départ un postulat: les OGM sont mauvais, le Roundup est mauvais! Maintenant comment vais-je faire pour le démontrer? Et comlme il y a des tonnes d’études très bien faites par des gens compétents et des résultats soigneusement épluchés par des experts indépendants appartenant à des autorités de régulations nationales et internationales qui bizarrement sont toutes d’accord pour conclure que ni les OGM ni le Roundup (ni l’aspartame sous réserve de vérification que Séralini a bien travaillé dessus) ne présentent les propriétés indésirables qu’on leur prête, il est bien difficile à Séralini d’apporter des preuves tangibles du contraire sans « torfre un peu le bras » des résultats en question…..

      

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