Borloo au pilori du Monde

 

A l’occasion du troisième anniversaire du Grenelle de l’Environnement, Hervé Kempf a signé dans Le Monde une chronique à charge contre le super-ministre de l’écologie, Jean-Louis Borloo, et pourtant nous n’avons jamais compté parmi les premiers supporters de Jean-Louis Borloo. Et il démarre fort avec une attaque grossière contre Borloo qui « plutôt que de saluer les travailleurs qui sacrifient leur salaire pour bloquer les dépôts d’essence, plutôt que de féliciter les Français de supporter ce désagrément avec assez bonne humeur, plutôt que de montrer l’exemple en roulant à vélo (…), s’obstine, nuit et jour, à faire venir des carburants de l’étranger. » On croit rêver. Et comment Hervé Kempf diffuse sa chronique ? Sur du papier qu’il faut ensuite acheminer dans les kiosque et jusqu’aux portes des abonnés pour permettre à ces derniers de se donner une bonne conscience écologique en lisant cette chronique de Kempf tout en buvant leur petit café du matin qui jusqu’à preuve du contraire n’est pas produit localement mais à l’autre bout du monde…

Et Hervé Kempf ne s’arrête pas là dans son « Bilan de Borloo » où il regrette la disparition de la taxe carbone, la relance d’un programme autoroutier de 900 km (sans doute M. Kempf n’emprunte-t-il que les petites routes à bicyclette pour fuir le stress parisien), les programmes de TGV « écologiquement discutable » (est-ce à dire que comme pour les biocarburants portés aux nus par les écologistes puis qualifiés de nécrocarburants par ces mêmes écologistes, le transport ferroviaire sera la prochaine cible des écologistes ?)…

Toujours aussi courageux, Hervé Kempf salue néanmoins « les points positifs » de l’action de Jean-Louis Borloo, c’est à dire « le bonus-malus automobile ou le moratoire sur la culture d’OGM ».

La conclusion reste acide : « on me dit que M. Borloo pourrait être premier ministre. Grand bien lui fasse. Les écologistes ne garderont pas un fort souvenir d’un homme qui sait mieux faire briller les mots que changer les choses. »

« Mieux savoir faire briller les mots que changer les choses », serait-ce la nouvelle maxime d’Hervé Kempf ? Libre à vous de jauger sa capacité à « faire briller les mots » en retrouvant ici sa chronique…

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Commentaires
  1. MON810
  2. diversité