Pesticides : une traque difficile ?

« Exclusif : nous avons traqué les pesticides dans le vin ». C’est ce qu’annonce fièrement La Gazette de Montpellier. L’entrée en matière est caractéristique des articles sur le sujet, voire caricaturale : « Le divin nectar est-il souillé par des produits chimiques dangereux pour la santé ? À l’instar de certains vignerons gravement touchés par les pesticides, le consommateur peut-il s’empoisonner ? Pour le savoir, La Gazette a fait analyser quinze bouteilles de vin d’ici et d’ailleurs par un laboratoire spécialisé. Résultat : six d’entre elles présentent des traces de pesticide. Mais pour leur part, les vins bio ne sont contaminés par aucun résidu chimique. »

On commence à trembler. « Il y a deux manières de voir notre enquête » poursuit le magazine. « D’abord à la manière pessimiste d’une bouteille à moitié vide: 50 % des vins conventionnels testés par La Gazette présentent des traces de pesticide. Certes, sans jamais dépasser les limites réglementaires de résidus phytosanitaires autorisés. » Nous y voilà. Malgré le respect à 100% des LMR, les journalistes préfèrent s’attarder sur la présence de « résidus ».

Pire, ils s’en prennent au LMR et relaient le business de la peur. « Le non-franchissement de la LMR, quelle qu’elle soit, ne garantit pas l’innocuité du produit. Parce que les effets de chaque pesticide sur la santé humaine sont encore mal connus – les « limites maximales » sont d’ailleurs régulièrement revues à la hausse. Et parce que l’association entre plusieurs pesticides, encore plus méconnue, inquiète nombre de chercheurs –  leurs effets toxiques s’additionnent- ils ou se potentialisent- ils? »

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Commentaires
  1. Alzine
  2. Laurent Berthod
  3. karg
  4. Alzine