Dialectique des anti-OGM

Les faucheurs volontaires ont mis sur orbite la stratégie de communication du « FIS et du GIA » comme en Algérie. Veuillez m’excuser de la comparaison mais elle est intéressante du point de vue de la dialectique utilisée.

Le GIA, c’est le bras armé. Ce sont les faucheurs. Bref, les méchants. Mais attention, leur cause est bonne et juste. C’est juste leur mode d’action qui est pas bon.

Donc, les modérés entrent en scène. Voilà le FIS. Ceux veulent la démocratie. A l’image de Philippe Martin, député PS du Gers, président du conseil général, secrétaire national-adjoint à l’environnement du PS. « Le fauchage d’OGM est une forme de violence » dit-il sur TF1 news (26/08/2010). Intéressant, pour la première fois, les opposants aux OGM reconnaissent cette violence. « Mais elle répond à une menace sur nos productions de qualité qui s’assimile elle aussi, à mon sens, à une forme de violence. Voilà pourquoi j’ai cherché une autre voie plus respectueuse de la démocratie » explique le député.

Décryptage : les faucheurs répondent à la violence par la violence. La réponse de Philippe Martin est une belle pirouette. Elle vise à venir en aide au mouvement des faucheurs dont les dernières actions de saccage de champs ont été largement condamnées. Violents contre violents. Il faut donc que des modérés puissent rétablir le dialogue pour… dire non aux OGM. ça s’appellerait pas du terrorisme intellectuel ? Et si les « modérés » voulaient dire oui au fait ?

email
Commentaires
  1. yvesdemars
  2. Astre Noir
  3. Astre Noir
  4. zygomar
  5. Astre Noir