« Les magasins bio en perte de vitesse »

C’est le titre d’un article publiée récemment par Le Parisien et passé inaperçu. Alors qu’on ne cesse d’entendre les bienfaits du bio dans un discours ambigüe où l’on ne sait plus si le bio serait bon pour la santé ou pour la terre, la réalité commerciale tranche avec le succès médiatique du bio. Selon Yves Boiteau, journaliste au Parisien, « les boutiques bio connaissent une baisse de leur chiffre d’affaires. La faute à la crise mais aussi à l’offre proposée par les supermarchés. » Pour la chaîne Biocoop, le coup est dur. Selon Claude Colin, responsable de trois magasins de l’enseigne en Anjou, « la chute est de l’ordre de -1 à -5% et se traduit par une baisse du panier moyen de nos clients ».

Et ce sont les amap qui seraientt en partie responsables. Belle joueuse, Claude Colin essaye de sauver les apparences : « certains ont trouvé à se fournir près de chez eux, directement chez les producteurs, via des Amap ou sur les marchés. C’est une logique qui a du sens pour nous aussi et qu’on ne va pas condamner« . Ironie du sort, les bio se mangent entre eux. Comme dans les dérives du libéralisme, ce sera le plus fort qui l’emportera.

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Enfin, même constat du côté de Bordeaux sur l’évolution des ventes, où pour Jean-Marc Lachat, créateur de So Bio, « depuis janvier, nous constatons une régression de l’ordre de 5 à 7%. » Serait-ce la fin de l’age d’or ?

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Commentaires
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