Les anti-ondes toujours actifs

« Nous demandons à ceux qui ne l’auraient pas encore fait d’éteindre leur portable ». Cet avertissement prend dans la salle de conférence de la Mutualité française une dimension particulière ce matin. En effet, je me suis rendu au colloque « Maladies de l’Hypersensibilité : Quelles causes environnementales ? Du Déni à l’Action » organisé par le « Réseau Environnement Santé » avec le soutien des Robins des Toits. La demoiselle qui gère tout à la fois la logistique et la communication est crispée : ça ne rigole pas.

Il faut dire que sur le carton d’invitation, il était demandé « d’éviter le parfum (homme et femme), le gel dans les cheveux et de veiller à maintenir vos appareils portables éteints » ! Et André Cicolella d’introduire le premier intervenant par des paroles apocalyptiques : selon lui, « des centaines de milliers de personnes » sont concernées par l’hypersensibilité au point parfois d’en perdre leur travail. Devant quelques 130 participants, Francis Chateauraynaud,, l’inventeur du terme « lanceur d’alerte » il y a une décennie, nous affirme que « cette journée marque un tournant dans l’histoire de ces problèmes d’hypersensibilité ». Il se réjouit que « les travailleurs, les citoyens, les riverains » se saisissent des problèmes épidémiologique. Il appelle cela « l’épidémiologie populaire ». Et en rajoute toujours plus : « Les hypersensibles sont les sentinelles du monde sensible ». « Qu’est-ce que notre monde ? Qu’est ce qu’un monde commun ? Qu’est-ce que partager les mêmes perceptions ? ». Francis Chateauraynaud se réjouit de cette « capacité d’appropriation par des profanes » qui peuvent facilement selon lui devenir plus compétents que les experts. Il se réjouit à ce propos du rôle et de l’influence des « mouvements de justice environnementale » à « dimension transnationale » (sic !). Commentant une photos de militants anti-nucléaires manifestement exaltés et déguisés en « on ne sait pas bien quoi » (en écolos ?), il admet : « au début, vous avez des gugus comme ça » et cite en exemple et avec bienveillance le mouvement homosexuel radical Act-Up, une association qui a failli couler le Sidaction en 1996… Chateauraynaud insiste : « pas besoin d’être expert pour agir » et cite à l’appui de cette affirmation la charte pour l’environnement voulue par Jacques Chirac et qui a valeur constitutionnelle.

Vient le temps des questions. « Pour limiter au maximum les expositions », il faut se déplacer près des intervenants pour accéder aux micros fixes. Un participant : « il y a dans cette salle beaucoup d’hypersensibles qui ne peuvent plus vivre dans notre monde ». C’est au tour de Martin Pal, chercheur venu de l’Université de Washington, D.C., de nous faire un exposé scientifique. L’attention baisse. Mon voisin râle : « n’importe quoi ! » et critique le traducteur : « c’est une catastrophe ! ». Il ouvre son PC portable après m’avoir demandé si ça ne me dérangeait pas. Je lui réponds gentiment qu’il peut, n’étant personnellement sujet à l’hypersensibilité que vis-à-vis des écologistes radicaux… La description – particulièrement complexe – de la « boucle vicieuse » faite par Martin Pal ne convainc pas tout le monde (cf. vidéo ci-dessous). Deux scientifiques montent au créneau pour rectifier selon eux certaines inexactitudes. Mon voisin se lève pour intervenir. Trop tard, c’est l’heure de la pause. Je cherche à interroger la chargée de communication de l’événement qui refuse de répondre à mes question car elle doit s’occuper de « logistique ». Une autre fois peut-être…


Débat chez les anti ondes
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Commentaires
  1. Laurent Berthod
  2. Mutuelle
  3. Laurent Berthod
  4. zygomar
  5. zygomar
  6. Laurent Berthod
  7. Laurent Berthod
  8. Astre Noir
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  10. pecqror
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  13. Laurent Berthod