Hulot quitte le Grenelle : les réactions

Sans surprise, la décision de la Fondation Nicolas Hulot de quitter les groupes de travail post-Grenelle a suscité de nombreuses réactions. A commencer par les ONG vertes. Greenpeace montre les dents et dit ne pas souhaiter rencontrer les membres du gouvernements. L’association activiste annonce même par la voix de son chargé de communication, Sylvain Trottier, qu’elle compte bien faire entendre sa voix : « nous allons revenir à nos fondamentaux… à savoir la mise en place d’actions plus ou moins violentes destinées à nous faire entendre. » Notons tout de même la reconnaissance par Greenpeace du caractère « violent » de ses actions.

Autre son de cloche du côté du WWF qui la joue très « politique » et voit dans la décision de Nicolas Hulot une occasion de renforcer son poids dans les négociations. Pour Serge Orru, c’est Nicolas Sarkozy en personne qui doit reprendre les choses en main en convoquant les acteurs du grenelle à une réunion de crise. Jean-Louis Borloo appréciera…

Enfin, FNE reste fidèle à sa politique en jouant la carte du partenariat avec l’executif. Pas question pour FNE de quitter le navire du grenelle et d’apparaître comme une organisation trop radicale. A l’image de Serge Orru du WWF, FNE souhaite la poursuite du processus de concertation grenellien.

Du côté des politique, la décision de Nicolas Hulot a provoqué son lot de déclaration plus ou moins opportuniste. Le député UMP des Hauts-de-Seine, Patrick Ollier a estimé que « Nicolas Hulot aurait intérêt » à aider l’UMP « plutôt que de lancer des ultimatums« . Patrick Ollier estime que ce retrait est avant tout « un coup de com que nous avons du mal à accepter » rappelant que cela fait bientôt plus de deux ans que l’UMP travaille sur le Grenelle. (source : Europe 1). De son côté, Alain Juppé poursuit son solo politique en confessant sa solidarité avec Nicolas Hulot : « Je peux comprendre sa réaction parce qu’on sent monter une sorte d’éco-scepticisme, de climato-scepticisme alors que les problèmes sont toujours devant nous. » il est vrai qu’Alain Juppé, qui n’a pas caché ses ambitions présidentielles ces derniers jours, ne risque pas d’être mis à la porte du gouvernement en dénoncant les ravages de l’écolo-scpeticisme comme Chantal Jouanno. Cette dernière évite pour le moment toute déclaration à propos de la décision de Nicolas Hulot. Sans surprise.

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Commentaires
  1. pecqror
  2. pecqror
  3. cadeau