Développement populaire

Mais qui peut oser émettre des réserves sur le développement durable après la présentation par Jean-Louis Borloo et Valérie Létard des « 10 objectifs du pacte de solidarité écologique ». Selon le communiqué du ministère de l’Ecologie, « Jean-Louis Borloo et Valérie Létard proposent 10 objectifs concrets reposant sur 3 valeurs que sont la solidarité, la liberté et la citoyenneté. » Avec ces objectifs, on nous explique le développement durable est créateur d’emplois, qu’il améliore les conditions de travail, renforce la cohésion sociale, soutient l’économie sociale et solidaire, offre la liberté d’accéder à la performance énergétique (se loger, se chauffer, s’éclairer, s’équiper). Et ce n’est pas tous, le développement durable est également synonyme d’alimentation de qualité, équilibrée et à un prix raisonnable…

Voilà pour « le développement durable » à travers « le pacte de solidarité écologique ». Et le poids des mots a son importance. Jean-Louis Borloo, mais aussi François Fillon et Nicolas Sarkozy le savent bien. En rendant populaire le « développement durable », Borloo rend populaire « le pacte de solidarité écologique ». On passe donc du développement durable à l’écologie en un pas. Dès lors, toute personne qui refuse ou émet simplement des réserves sur la politique « écologique » de la France se retrouve automatiquement sur la liste rouge des opposants à la création d’emplois, à la cohésion sociale, à une alimentation de qualité et autres attributs du « développement durable ».

Reste que la stratégie gouvernementale ne repose que sur des banalités (tout le monde est favorable à la création d’emplois) ou des fausses promesses lorsque Jean-Louis Borloo explique que « le développement durable : c’est la liberté pour tous de choisir son alimentation, c’est-à-dire une alimentation de qualité, équilibrée et à un prix raisonnable et la garantie d’une eau de qualité. » Ce n’est pas avec les conclusions du Grenelle en matière de politique agricole, en particulier en ce qui concerne l’agriculture biologique, que cette promesse sera tenue. Denis Tillinac l’a bien rappelé dans Marianne. « Le bio restera marginal, sauf à affamer la planète. »

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Commentaires
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