Anti-OGM : décryptage d’une méthode d’influence

Comment les anti-OGM agissent au quotidien pour influencer les décisions politiques sur le sujet ? Vaste question. Mais dernièrement, la médiatisation des propos attribués à José-Manuel Barroso en offre une belle illustration. Décryptage.

Selon les bruits de couloirs de la Commission Européenne, « l’autorisation de la culture du MON 810 et de la pomme de terre Amflora est l’une des priorités » du Président de la Commission. Mais d’où viennent ces propos attribués à Barroso et repris dans Le Parisien, L’Humanité ou encore Les Marchés ? Elle viennent selon Frédéric Mouchon du Parisien « d’une source très proche de l’exécutif bruxellois ». Ce qui permet au journaliste de titrer dans l’édition de ce matin du Parisien-Aujourd’hui en france, « Revoilà le maïs OGM ! »

Et la conclusion de l’article est particulièrement intéressante : « « Il se fonde sur les avis scientifiques qui disent que ces OGM ne présentent pas de risques pour la santé », déplore un source au sein de la commission ».

Une source qui « déplore » Et si le retour au premier plan des OGMs dans les médias était le fruit d’une fuite volontaire ? Une fuite orchestrée par les anti-OGM et destinée à couper l’herbe sous le pied de Barroso. La stratégie de la fuite volontairement organisée n’est pas nouvelle mais elle est toujours efficace comme l’illustre cette petite affaire. Autre enseignement, les anti-OGM sont particulièrement actifs à Bruxelles, aussi bien dans les couloirs du Parlement que dans ceux de la Commission. Vous avez dit lobbying ?

email
Commentaires
  1. Martin Brun
  2. Bruno
  3. zygomar
  4. Bruno
  5. pecqror
  6. ME 51
  7. Bruno
  8. zygomar
  9. ME 51
  10. zygomar
  11. zygomar
  12. zygomar
  13. zygomar
  14. zygomar
  15. kelenborn
  16. Bruno
  17. Eric
  18. MON810
  19. Laurent Berthod