Eco-stratégies ?

Mais que se passe-t-il donc dans le petit monde politique français à la veilles des élections régionales ? Il y a en effet de quoi perdre la tête. Résumons la situation. Dans 5 semaines, les électeurs sont invités à élire leurs conseillers régionaux. A la différence du dernier scrutins (les élections européennes en juin dernier), les élections régionales se jouent sur deux tours. Plusieurs stratégies s’affrontent. D’un côté l’UMP cherche coûte que coûte l’union dès le premier tour (au risque de se priver de réserves de voix pour le second). Et en vue de ce deuxième tour, l’UMP lorgne sur les voix d’Europe Ecologie.

Il faut dire qu’avec son score aux européennes, Daniel Cohn Bendit, José Bové et Cécile Duflot se sentent pousser des ailes depuis quelques mois. Ils ont donc revu leurs ambitions à la hausse. Pour Europe Ecologie, l’heure est à présider une ou plusieurs régions. Et après de nombreux sondages de mauvais augure pour Europe Ecologie, crédité de 12 ou 13% contre 27 ou 28% au PS, une enquête d’opinion récente change la donne. Europe Ecologie pourrait conquérir la région Alsace.

Politique fiction ?

Et si Europe Ecologie dirigeait dès le 21 mars prochain la Région Alsace ? Un  véritable séisme dans le paysage politique français. Une étape supplémentaire dans la politisation de l’action environnementale, définitivement accaparée par un « parti » au programme dangereux. Nous ne reviendrons pas ici sur les propositions des candidats Verts (décroissance, rigueur, rationnement, sobriété…) mais imaginons ce que deviendrait la Région Alsace si un tel programme y était développé.

Poursuivons la fiction (néanmoins réaliste). Après avoir emporté une région, Europe Ecologie, malgré l’éventualité d’un score décevant au niveau national, sortirait vainqueur du scrutin des 14 et 21 mars prochain. Conséquence directe : Cécile Duflot se prendrait alors à rêver de l’Elysée. Et là encore, les cartes sont ouvertes. Entre le duel Sarkozy-Villepin à l’UMP et les tensions internes au PS, tout en prenant en compte l’extrême droite et l’extrême gauche, la barre d’accès au deuxième tour en 2012 pourrait ressembler à celle de 2002, soit moins de 20%. Reste donc dans cet échiquier la place à prendre du troisième homme qui se jouerait entre le Modem et Europe Ecologie. Et à en croire les propos de Corinne Lepage, une alliance n’est pas à exclure malgré l’égo de François Bayrou.

Plus que le scrutin des régionales, c’est l’état du paysage politique le 21 mars prochain à 20h00 qui est en jeu. Face à un PS qui se cherche, à un Modem en perte de vitesse et à l’UMP mise à mal par ses divisions, le réservoir électoral d’Europe Ecologie attire bien des convoitises. Mais à y regarder de plus près, l’arroseur arrosé n’est pas loin et la multiplication des appels du pied aux électeurs verts risque de ne profiter qu’à Europe Ecologie et ses leaders. Sans oublier l’influence des ONGs… Rien de bien rassurant…


Lepage voulait des listes avec Europe-Ecologiste
envoyé par Nouvelobs. – L’info internationale vidéo.

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Commentaires
  1. ecolo en colère
  2. Laurent Berthod