Bio : Canfin cafouille

Le quotidien Libération cite dans son édition du 5 décembre Pascal Canfin, député français au Parlement européen élu sur une liste Europe-Ecologie et ex-journaliste à Alternatives Economiques :

« L’intérêt du bio aujourd’hui est moins son impact réel sur les modes de vie de la majorité d’entre nous, que sa capacité à montrer que l’on peut produire autrement, que d’autres modèles économiques sont possibles. Ensuite c’est au pouvoir politique de prendre le relais. A partir du moment où des agriculteurs montrent qu’il est possible de produire sans pesticides, on devrait se poser la question : pourquoi autoriser des productions gavées de produits chimiques ? La logique serait de faire progressivement du bio la norme et non l’exception. »

Pascal Canfin semble ignorer que « bio » ne signifie pas « sans le moindre pesticide ». Par exemple, le cuivre, que Ouest-France qualifie avec justesse de pesticide « non dégradable » (qui s’accumule), compte pour 20% dans la composition de la bouillie bordelaise. Et celle-ci est autorisée… en agriculture biologique ! Dans certaines limites, il est vrai : depuis le 1er janvier 2006, un exploitant labellisé “bio” ne peut dépasser 6 kilogrammes de cuivre par hectare et par an.

Autre exemple, la roténone, un insecticide de choc dont usent et abusent les producteurs « bios ». On retrouve cette molécule naturelle, au hasard… dans les anti-poux et les anti-tiques ! Une étude parue en décembre 2000 dans Nature Neuroscience montre que son utilisation provoque l’apparition des symptomes (tremblements) et les signes cliniques (apparition de corps de Lewy dans les cellules neuronales dopaminergiques, puis disparition de ces dernières) du parkinsonisme chez des rats. La roténone serait également un facteur favorisant l’apparition des maladies neurodégénératives Huntington et Alzheimer (26 millions de malades dans le monde, vraisemblablement quatre fois plus en 2050), une des maladies qui coûtent le plus cher aux pays développés. Bref, la roténone est tellement dangereuse que sa commercialisation est interdite en Union européenne depuis octobre 2008 et son usage depuis octobre 2009. Mais la France « bénéficie« , si l’on peut dire, d’une dérogation puisque, concernant les produits « bios », certaines autorisations de mise sur le marché sont maintenues au titre des usages essentiels jusqu’à homologation d’une solution alternative au plus tard jusqu’au 30 avril 2011.

Puisqu’on vous dit que manger bio, c’est bon pour la santé !

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